À New York, une hausse inédite de la violence dans le métro

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Les autorités estiment qu’en 2024, il y a eu environ une agression pour 2,3 millions de trajets contre une pour 5,2 millions de trajets en 2019.

«Les gens brûlent, se font poignarder et se font tirer dessus». La nouvelle année ne débute pas sous les meilleurs auspices dans le métro new yorkais. Le soir du Nouvel an, un homme a été poussé sous un train à Manhattan. Mercredi, premier jour de 2025, deux hommes ont été poignardés à 17 minutes d’intervalle dans des attaques sans rapport entre elles dans des stations différentes, toujours dans Manhattan. Et il y a quelques jours, une femme a été brûlée vive dans un wagon de métro à Brooklyn, alors qu’un homme se faisait poignarder à mort dans un train du Queens.

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Face à ses nombreuses attaques, les autorités sont contraintes de constater que le métro de New York est de plus en plus dangereux. «Les agressions criminelles dans le réseau de métro ont augmenté de 60% depuis 2019», indique le New York Times dans un article publié ce 2 janvier. Les meurtres sont passés de trois en 2019, à au moins 11 au cours de l’année qui vient de s’achever selon le quotidien. «En 2024, des personnes ont été poussées sur les rails au moins 25 fois, environ une fois toutes les deux semaines, contre 20 fois en 2019», ajoute-t-il.

Il y a cinq ans, 326 agressions criminelles ont été recensées jusqu’en novembre, soit environ une agression pour 5,2 millions de trajets. Au cours de l’année qui vient de s’achever, 521 agressions criminelles ont été recensées jusqu’au mois de novembre. Or le New York Times rappelle que la fréquentation du réseau a diminué de 30% par rapport à 2019. Ainsi en 2024, il y a eu environ une agression pour 2,3 millions de trajets. «Pour être clair, les risques d’être attaqué dans le métro restent faibles. Mais ils sont moins faibles qu’avant», constate le quotidien.

Le réseau subi déjà des réformes de protection

Cette augmentation des agressions est constatée alors que le maire et le gouverneur de «la ville qui ne dort jamais» ont tenté de réformer la sécurité du réseau de nombreuses fois. Ils ont en effet mobilisé davantage de policiers, de membres de la Garde nationale, mais aussi plus d’équipes de sensibilisation chargées de diriger les sans-abri vers des refuges, ainsi que des officiers et des médecins qui déplacent les gens, parfois de force, vers des hôpitaux s’ils se comportent de manière erratique.

Marcos Soler, secrétaire adjoint à la sécurité publique de la gouverneure Kathy Hochul, aurait déclaré mercredi selon des propos rapportés par le New York Times que la violence dans le métro «reflétait les conditions de vie» dans la ville. Par rapport à 2019, les agressions criminelles ont en effet augmenté de plus de 40% en 2024, et les meurtres d’environ 18%. La gouverneure Kathy Hochul a quant à elle fait savoir dans un communiqué le 1er janvier qu’un projet de loi qu’elle soutenait pour faciliter l’hospitalisation involontaire des personnes en crise psychiatrique pourrait contribuer à réduire les attaques dans le métro. «Nous avons le devoir de protéger le public contre les actes de violence aveugle», a-t-elle estimé, «et la seule chose juste et compatissante à faire est de fournir aux gens l’aide dont ils ont besoin».

«Désastre»

Le 31 décembre, le maire de New York Eric Adams a exprimé sa frustration face à la difficulté de maintenir les personnes «déséquilibrées» hors du système. «Les gens ne devraient pas dormir dans le métro ou dans la rue», a-t-il insisté, «et nous ne devrions pas attendre qu’ils commettent un crime, comme brûler une personne innocente ou bousculer quelqu’un dans le métro, avant de dire que nous avons un problème»

Deux heures plus tard, un homme de 45 ans qui était sur le quai d’une station de Manhattan, les yeux rivés sur son téléphone, s’est fait pousser sur les rails d’un métro qui arrivait. La victime, Joseph Lynskey, qui a miraculeusement survécu, souffre d’une fracture du crâne, de côtes cassées et d’une rupture de la rate. La police a arrêté un jeune homme de 23 ans, Kamel Hawkins, et l’a accusé de tentative de meurtre. Le père du jeune homme aurait déclaré que l’état de santé mentale de son fils, qui consomme de la marijuana et qui a déjà un casier judiciaire bien rempli semblait perturbé ces derniers temps.

Sasha Israel, 25 ans, en route vers un arrêt de métro quand il s’est fait interroger par le New York Times a exprimé son mécontentement et qualifié le système de métro de «désastre». «C’est terrible. Les gens sont brûlés, se font poignarder et se font tirer dessus». Cette insécurité n’est pas uniquement ressentie par cet usager puisqu’une enquête réalisée par la Metropolitan Transportation Authority auprès des usagers au mois de novembre a permis de constater que les passagers attribuaient au métro une note d’environ 6/10 en termes de sécurité. Plus de 30% des usagers interrogés ont déclaré qu’ils auraient besoin de voir «moins de personnes se comporter de manière erratique» pour se sentir plus en sécurité quand ils prennent les transports en commun.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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