, À Brest, un adjoint au maire poursuivi pour agression sexuelle

À Brest, un adjoint au maire poursuivi pour agression sexuelle

Élu socialiste au sein du groupe de la majorité à la Ville de Brest depuis 2001, maire-adjoint du quartier de l’Europe, Hosny Trabelsi, 59 ans, a été placé en garde à vue le 6 mars 2024 au commissariat central de police de Brest.

Parties génitales exhibées

Selon le parquet de Brest, le mis en cause, également conseiller départemental depuis 2015 et professeur de physique-chimie de métier, « recevait une amie de longue date à son domicile pour un dîner » le 4 février dernier. Celle-ci va expliquer aux enquêteurs qu’au cours de ce repas, elle aurait remarqué « une attitude étrange » de la part de son ami.

Vêtu d’un seul peignoir, sans pantalon, celui qui conteste les faits aurait exhibé « ses parties génitales à son invitée ». Toujours selon le parquet, l’élu sans antécédents judiciaires se serait ensuite assis près d’elle et lui aurait touché les parties intimes. Selon le procureur de la République, la plaignante est alors parvenue « à s’échapper du logement » avant de signaler les faits dès le lendemain.

L’élu brestois a été placé en garde à vue le 6 mars 2024 au commissariat central de Brest.
L’élu brestois a été placé en garde à vue le 6 mars 2024 au commissariat central de Brest. (Le Télégramme/Pierre Chapin)

Entendu par la police, l’élu brestois déféré ce jeudi 7 mars devant le procureur fait l’objet de poursuites pour « atteinte sexuelle avec violences, contrainte, menaces ou surprises sur sa victime ». Il est convoqué le 24 juin 2024 devant le tribunal correctionnel de Brest.

Dans l’attente de son jugement, il a été placé sous contrôle judiciaire.

La réaction de François Cuillandre

Jeudi soir, le maire de Brest, François Cuillandre, a réagi par communiqué : « J’ai appris, en ce début d’après-midi (jeudi NDLR) la garde à vue de M. Hosny Trabelsi, élu au conseil municipal de Brest, pour des faits qui seraient qualifiés, par le parquet, d’agression sexuelle ayant entraîné son renvoi en correctionnelle. Si ces éléments venaient à être confirmés, je lui retirerais immédiatement ses délégations et son poste d’adjoint et lui demanderais de présenter sa démission du conseil municipal de Brest. Je n’apporterai pas d’autres commentaires à ce stade, dans un souci de respect de la procédure désormais en cours ».

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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