
Le maire de Berriac, Michel Soulès, a été mis en examen et placé en détention provisoire en fin de semaine dernière pour viols et agressions sexuelles. Deux femmes ont, à ce stade, été identifiées comme victimes. Le maire clame son innocence.
Michel Soulès, maire de Berriac, une commune située à quelques kilomètres de Carcassonne, a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles, puis placé en détention provisoire, a confirmé Géraldine Labialle, procureure de la République du parquet de Carcassonne, ce lundi 27 avril à L’Indépendant.
Le parquet a également indiqué que le juge d’instruction a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire dans ce dossier. À ce stade de la procédure, deux femmes ont été identifiées comme victimes.
Selon les informations recueillies par L’Indépendant, l’enquête aurait débuté après la plainte d’une femme de l’entourage de l’élu. Ce premier signalement aurait conduit au moins une autre femme à témoigner à son tour de faits dont elle aurait été victime.
C’est à la suite de ces éléments que Michel Soulès a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat de Carcassonne le mercredi 22 avril dernier. Vendredi 24 avril, à l’issue de 48 heures d’audition, l’édile a été présenté à un juge d’instruction qui lui a signifié sa mise en examen. Il a ensuite été incarcéré à la maison d’arrêt de Carcassonne, où il se trouvait donc toujours ce lundi.
Une information judiciaire ouverte, l’enquête se poursuit
L’ouverture d’une information judiciaire signifie que les investigations, confiées aux policiers du commissariat de Carcassonne, se poursuivent sous l’autorité du juge d’instruction. Pour l’heure, la mise en examen ne vaut pas condamnation, mais signifie qu’il existe des indices graves ou concordants justifiant la poursuite de l’enquête.
Contacté par l’Indépendant, son avocat, Me Victor Font, n’a pas souhaité communiquer sur les faits, mais a indiqué que son client conteste les faits qui lui sont reprochés, et donc la décision de l’incarcérer le temps de l’enquête : « Nous avons fait appel de son placement en détention provisoire et il est innocent », a-t-il affirmé.
Réélu pour un troisième mandat le 15 mars dernier
Sur le plan de la gestion de la commune, cette enquête et l’absence du maire ont forcément des conséquences. Le premier adjoint au maire, Régis Redon, a expliqué avoir seulement « entendu des bruits », au sujet de cette affaire. S’il ne souhaite pas la commenter davantage, il a précisé qu’il assurerait l’intérim à la tête de la commune autant que nécessaire. Dans l’immédiat, la gestion quotidienne de la commune se poursuit donc sous la responsabilité de l’adjoint, en attendant d’éventuelles évolutions dans cette enquête.
À Berriac, cette affaire intervient un mois après les élections municipales. Michel Soulès, âgé de 65 ans, avait décroché son troisième mandat, face à Patrick Subias, un ancien conseiller municipal, le 15 mars dernier. Le maire sortant avait été réélu très largement dès le premier tour. Au-delà de ses fonctions municipales, Michel Soulès est également employé de la communauté de communes de Carcassonne Agglo, un poste dont il devrait bientôt prendre sa retraite.
À ce stade de la procédure, la personne mise en examen est présumée innocente.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
Consultez également la source de cet article : Article source.
