, Saint-Côme-du-Mont. L’ancien maire condamnépour dénonciations mensongères

Saint-Côme-du-Mont. L’ancien maire condamnépour dénonciations mensongères

, Saint-Côme-du-Mont. L’ancien maire condamnépour dénonciations mensongères

Mercredi 27 mars, Bernard Denis, ancien maire de Saint-Côme-du-Mont, près de Carentan, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Coutances à la suite de deux dénonciations mensongères ayant entraîné des recherches inutiles.

En mai 2022, les gendarmes étaient intervenus sur demande du maire, ce dernier affirmant qu’il venait d’être victime d’une agression alors qu’il posait des panneaux pour le 78e anniversaire du Débarquement. Il aurait entendu deux détonations et vu le passager arrière d’un 4X4, arme à la main, lui jeter une enveloppe. Sa camionnette avait été retrouvée criblée de plomb sur le flanc gauche. Aucun résidu de tir n’a été découvert sur place, et des versions divergentes se sont succédé au cours des diverses auditions du prévenu. L’élu avait fini par reconnaître avoir tiré lui-même sur son véhicule et inventé les différentes versions. Il a évoqué des idées suicidaires depuis un incendie à son domicile, début décembre 2021. S’il dit avoir « emprunté » le fusil qu’il aurait utilisé dans la ferme d’une conseillère municipale avant de l’y remettre, les enquêteurs n’y ont découvert aucune arme. L’analyse graphologique effectuée sur l’enveloppe remise aux gendarmes, et interpellant Macron, a révélé une similitude avec l’écriture du maire. Le 9 novembre 2022, un agriculteur de Carentan avait alerté les gendarmes après avoir trouvé l’élu bâillonné au ruban adhésif, 6 clous dans les mains et dans les pieds, face contre terre aux abords du local du comité des fêtes. A proximité, se trouvait un tract sur lequel on lisait « tous contre le roi Macron, le maire de St Côme devrait démissionner« . Une perquisition dans le local du comité des fêtes avait permis de révéler la présence du même adhésif que sur le maire, et l’ADN de Bernard Denis a été retrouvé sur le tract. Entendu, il s’était dit agressé par deux individus, avant de modifier ses propos à plusieurs reprises.

En audience, le Procureur de la République a évoqué une médiatisation volontaire du prévenu, sur fond d’agressions régulières d’élus à l’époque. Par ailleurs, si le psychiatre qui a dressé le portrait psychologique de Bernard Denis n’a fait état d’aucun trait névrotique, il a bien constaté un goût de la mise en scène. L’élu avait également déjà suivi des soins psychiatriques après son deuxième divorce en 2005. En conclusion, le spécialiste a noté une absence de dangerosité psychiatrique, mais a reconnu au prévenu une responsabilité pénale altérée. Prenant en compte les mensonges récurrents de l’ex-maire de Saint-Côme-du-Mont, mais aussi l’altération de sa responsabilité, le Procureur a requis quatre mois de détention avec sursis probatoire sur trois ans, comportant des soins médicaux et 7 500 euros d’amende. Et c’est bien à cette peine que le tribunal a finalement condamné Bernard Denis.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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