
Près d’une semaine après le lancement d’une grève au centre des formations industrielles d’Orly contre la fermeture des bacs pros, le leader du mouvement social a été victime d’une agression ce mardi.
Il était 15h45 ce mardi sur le campus d’Orly de l’école des métiers LEA-CFI lorsque l’agression s’est produite. Chaque jour, depuis le 13 mars, le personnel observe une grève perlée pour s’opposer à une refonte massive des formations. “J’étais au premier étage, avec un porte-voix entouré d’enseignants, d’encadrants et d’élèves. Une personne a saisi un extincteur et l’a entièrement versé sur ma tête“, explique Stéphane Pot, enseignant et élu syndical de proximité, précisant avoir déposé plainte.
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Selon les dires du syndicaliste, des apprentis avaient repéré quatre hommes en voiture, effectuant des rondes autour de l’établissement, plus tôt dans l’après-midi. Deux hommes encapuchonnés sont ensuite sortis des véhicules et se sont dirigés vers le sas d’entrée. Après l’agression, les deux intrus ont été coursés par le conseiller principal d’éducation et plusieurs élèves, mais ont réussi à s’échapper.
Les yeux et la peau qui brûlent
Dans la lutte, le CPE a été blessé à l’épaule et a également déposé plainte, affirme le délégué syndical. “Je ne réalisais pas trop ce qui m’était arrivé, pourtant mes yeux et ma peau brûlaient. Il fallait que je descende pour retenir mes apprentis parce que j’avais peur que ça dégénère“, ajoute Stéphane Pot. La communauté éducative de l’établissement a été choquée par cet événement, songeant immédiatement à une forme d’intimidation des grévistes.
Depuis, le mouvement s’est durci avec l’accrochage de banderoles pour interpeller le voisinage et la direction. “Cette semaine, nous avons reçu les emplois du temps de l’année prochaine. Il n’y a pas les premières années de bacs pros. Tous les contacts de jeunes élèves que nous rencontrons lors des journées portes ouvertes vont être supprimés. La direction pratique la technique de la terre brûlée pour que, si nous arrivions à maintenir les bacs pros, le recrutement d’apprentis soit limité“, déplore le professeur.
Les lycées pro du public n’ont pas vocation à compenser
“Ces évolutions reflètent notre engagement constant à délivrer une éducation de qualité, alignée sur les réalités économiques et les exigences actuelles et futures du marché de l’emploi, comme en atteste le taux d’insertion de 94,4 % de leurs diplômés, qui trouvent un emploi dans les 7 mois suivant leur formation“, motive pour sa part la direction de LEA-CFI.
L’enseignement public pourra-t-il absorber ces bacs pros qui disparaissent du catalogue de formation de cette école privée ? “Les CFA privés sont libres d’ouvrir et de fermer des formations, l’Éducation nationale intervient sur le contrôle pédagogique des formations par apprentissage et l’organisation des examens. Le process d’évolution de la voie professionnelle scolaire s’inscrit dans un cadre conjoint État-Région qui n’a pas vocation à “compenser” la fermeture de formations dans les CFA privés“, indique le rectorat de Créteil à 94 citoyens. L’Académie a listé comme suit les divers lycées professionnels publics proposant les formations supprimées à Orly.
- BAC PRO METIERS DU FROID ET DU CONDITIONNEMENT D’AIR
Formation proposée au lycée Maximilien Perret, Alfortville, et au lycée Jules Michelet, Fontenay-sous-Bois - BAC PRO MAINTENANCE ET EFFICACITE ENERGETIQUE
Offre essentiellement proposée en apprentissage au national, proposée au lycée Maximilien Perret, Alfortville - BAC PRO MAINTENANCE DES VEHICULES OPTION A VEHICULES PARTICULIERS
Lycée Fernand Léger à Ivry-sur-Seine - BAC PRO MAINTENANCE DES VEHICULES OPTION B TRANSPORT ROUTIER
Campus de Coulommiers - BAC PRO TRAVAUX PUBLICS
Lycée les Pannevelles à Provins (avec internat) - BAC PRO MAINTENANCE DES MATERIELS DE CONSTRUCTION ET DE MANUTENTION TRAVAUX PUBLICS
Campus de Coulommiers et lycées les Pannevelles à Provins (avec internat)
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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