Dans ses propos lus à l’assistance, Fabienne Ayensa fait directement référence à cette confrontation. « Après la stupéfaction et l’indignation liées aux derniers événements, dans ce climat de menace, d’insultes et de calomnies, j’annonce ma démission aujourd’hui. Je ne peux continuer dans ma fonction à ce jour », a-t-elle déclaré.
Allusion au dépôt, dix jours plus tôt, d’un cercueil en bois devant la mairie, barré de l’inscription : « Euskara ? – 2040 ». Depuis, une femme a revendiqué cet « acte isolé », qu’elle définit comme un geste artistique de protestation, réfutant toute idée de menace. La maire avait déposé plainte après la découverte du geste macabre.

Joseph Etchebarne
Question de santé
L’édile affirme que « c’est en conscience » qu’elle a « remis cette démission à Monsieur le Préfet ». Avec beaucoup d’émotion, elle s’est dite « fière », qu’avec ses collègues élus, elle ait permis « à Briscous de se développer » et de « mener à terme des projets ». S’adressant à eux, elle les a remerciés de l’avoir « accompagnée dans cette aventure ».
Je me sens contrainte de faire ce choix pour améliorer ma santé
Au-delà de la vive polémique au sujet de la construction d’un ikastola « en dur », là où des préfabriqués accueillent aujourd’hui la classe, une dimension sanitaire explique aussi la démission de Fabienne Ayensa. Elle fait face à des problèmes de santé qui ne lui permettent plus de « continuer à s’investir à la hauteur des ambitions [qu’elle] a pour le poste [qu’elle] occupe ». « Je me sens contrainte de faire ce choix pour améliorer ma santé et prendre du temps, enfin, pour ma famille », a indiqué la maire.

Joseph Etchebarne
Un an de plus
Celui ou celle qui lui succédera aura donc à gérer la suite du dossier ikastola. Le vote de la convention avec les associations Beskoitzeko ikastola et Ikastolaren egoitzak temporise. Il ouvre une année scolaire pour débloquer la situation et renouer le dialogue en vue de la construction d’une ikastola.
Les associations peuvent maintenir les cinq locaux préfabriqués et le préau jusqu’au 7 juillet 2025. Cela, alors que le précédent conseil municipal avait vu la commune mettre fin à ladite convention. Décision qui avait provoqué la démission d’élues opposées à ce choix. Pour autant, Fabienne Ayensa a assuré que « la commune est tout à fait favorable au maintien de l’ikastola sur Briscous ».
Le préfet des Pyrénées-Atlantiques dispose désormais de deux mois pour accepter ou refuser la démission de la maire. S’il
l’entérine, cela provoquera une élection municipale partielle pour compléter les sièges vacants. Quoi qu’il arrive désormais, Fabienne Ayensa entend se tenir à l’écart du sujet ikastola. Elle a demandé que les élus lui retirent sa délégation de « louage des choses » pour la présente affaire. Quelqu’un d’autre apposera la signature municipale à la nouvelle convention d’occupation.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
Engagez-vous avec CDCL
Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.
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