
La violence en marge des manifestations lycéennes a donné lieu à une passe d’armes prévisible ce vendredi lors du conseil municipal de Toulouse entre la majorité de Jean-Luc Moudenc et les élus du groupe Insoumis.
« Quand la jeunesse proteste, les matraques l’attendent. » Élue du Nouveau Parti anticapitaliste sur la liste de François Piquemal (LFI), Madeleine Parpet pose une question à propos des manifestations lycéennes et des débordements, ce vendredi, au conseil municipal de Toulouse : « De quelle violence parle-t-on ? ». Et, après avoir stigmatisé « la démolition méthodique de l’Éducation nationale » et évoqué « la violence de l’État », elle donne la réponse : la violence est celle « qui s’abat sur les lycéens. » Pour l’élue, on ne peut mettre sur un pied d’égalité « une poubelle qui brûle » et « des mutilations à coups de matraque ».
Et dans la foulée, elle pointe du doigt une police municipale toulousaine « suréquipée qui menace et terrifie ». Et arrive à sa cible : le maire, qui devrait « se tenir aux côtés des lycéens » mais qui se révèle être le « premier casseur de la Ville rose ».
Le clash attendu sur la violence dans les manifestations lycéennes et le rôle de la police a bien eu lieu dans l’arène du conseil municipal entre la majorité et l’opposition. Pour le groupe PS, Écologistes, PCF et citoyen, François Briançon a dénoncé des violences « inadmissibles » tout en soulignant « la dignité » des lycéens qui ont manifesté dans le calme. Et en avertissant : « la République se déshonore quand elle tire sur ses enfants. »
« Le désordre incarné »
Mais c’est bien entre les élus de la majorité et ceux du groupe de François Piquemal (LFI, Assemblée des quartiers, NPA) – le député est accusé depuis le début du mouvement d’instrumentaliser la révolte des lycées -, que ce match s’est déroulé. Pour Sacha Briand, comme Jean-Luc Moudenc l’avait dit en début de conseil municipal, « l’immense majorité des lycéens expriment des critiques légitimes que le gouvernement doit entendre ». Avec une difficulté particulière, celle que pose, selon lui, tout mouvement de jeunesse. « Je n’ai pas souvenir que Jospin ait fait mieux que Devaquet. »
Si jeudi, lors d’un point presse, Emilion Esnault avait pris soin de justifier « la violence légitime » de la police face à des casseurs, le porte-parole de la majorité ne s’embarrasse pas de détails pour aller droit au but : « En marge des manifestations, il y a des casseurs, des fauteurs de trouble et les élus LFI, toujours ces trois catégories de fouteurs de merde pour mettre le bazar. »
Pour lui, c’est une « minorité » qui « se complaît dans la violence ». Et pour que les choses soient claires, il assène toujours en direction de LFI : « votre posture, c’est se repaître du malheur de la société. » Il résume : « vous êtes le désordre incarné. Et nous serons toujours face à vous pour préserver le progrès ». L’ordre contre le chaos, c’était bien la démonstration qui était au programme pour la majorité.
Sollicité après ce face-à-face, François Piquemal n’a pas souhaité revenir sur ces attaques « médiocres et vulgaires ». De façon générale, c’est à la tenue des débats par le maire qu’il en veut. « Dès qu’on prend la parole, c’est pour être coupé. »
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Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
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