Un artiste traite Emmanuel Macron d’ »enculé », un élu de Strasbourg lui souhaite la bienvenue

, Un artiste traite Emmanuel Macron d' »enculé », un élu de Strasbourg lui souhaite la bienvenue

C’est Emmanuel Macron que l’artiste franco-texan Marc Rebillet a qualifié « d’enculé » lors d’un festival au Touquet, samedi 27 août. C’est à Marc Rebillet que l’adjoint à la vie associative de la Ville de Strasbourg, Guillaume Libsig, souhaite la bienvenue « quand il veut », deux jours plus tard.

Un tweet daté de lundi qui suscite indignation, compréhension, questionnement ou encore amertume sur le réseau social. Zoom sur cette polémique.

Un soutien au nom de la liberté d’expression

« La  figure présidentielle s’est autoprofanée au fil des ans », estime Guillaume Libsig, avant d’affirmer son soutien à Marc Rebillet. « Qui est le bienvenu à Strasbourg quand il veut », poursuit l’adjoint sur Twitter.

Ce dernier souligne cependant qu’Emmanuel « Macron a eu l’intelligence de respecter la liberté d’expression de l’artiste et de laisser faire ». Ce dernier était en effet présent dans le public du festival au moment où le mot a été prononcé.

https://twitter.com/GuillaumeLibsig/status/1564190536952692737

Une invitation de principe, lancée sans que soit prévue sa venue pour de vrai dans la capitale européenne. Si Marc Rebillet va se produire à Paris début septembre et achèvera sa tournée européenne à Bristol le 14, ce sera en effet sans passer par Strasbourg.

À lire aussi

Une indignation immédiate sur la toile et dans l’opposition

Dès la publication du tweet, les réactions fusent.

https://twitter.com/lmaawin/status/1564332732913786880

Dans une lettre adressée à Jeanne Barseghian mardi 30 août, Pierre Jackubowicz, élu municipal d’opposition (Horizon), se dit « choqué » de ce soutien affiché.

Un membre de votre équipe justifie, légitime et encourage la violence à l’encontre des élus de la République en affichant toute sa bienveillance envers les insultes qui ont été adressées au président. Il est temps d’être cohérente [il s’adresse à la maire de Strasbourg, Ndlr] avec les principes que vous affichez : on ne peut combattre la violence quand elle nous concerne et la légitimer lorsqu’elle vise un adversaire politique.

Pierre Jackubowicz

Si depuis 2013 la délit d’offense au chef de l’Etat n’existe plus, insulter ou diffamer une personne publique (ministre, président ou parlementaire par exemple) est passible d’une amende de 45 000 euros.

Contactée par Actu Strasbourg, la Ville n’a pas encore donné de réponse officielle à la polémique.

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

Engagez-vous avec CDCL

Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.

Source de l’article : Source