
Laurance Bussière achève son troisième mandat de maire de Daubeuf-la Campagne, une commune de 247 habitants sur le plateau de Le Neubourg (Eure). L’édile brigue un nouveau bail. Six à sept années supplémentaires susceptibles de lui permettre de poursuivre son oeuvre à la présidence de l’association des maires ruraux de l’Eure.
Elle occupe cette fonction plus qu’honorifique depuis bientôt 10 ans. C’est à ce titre d’ailleurs, et depuis bien des années déjà, que l’élue a pris à bras le corps les problématiques des incivilités et des violences diverses et variées, à savoir verbales mais aussi parfois physiques dont sont victimes celles et ceux qui donnent, voire qui ne comptent pas leur temps au service de leurs administrés.
A l’aube d’une nouvelle consultation municipale, les élus ruraux demeurent confrontés à ces comportements inappropriés, voire parfois délictueux. Et ce malgré toute une batterie de mesures et de dispositifs que Laurance Bussière a largement contribué à initier et développer au sein de certaines communes rurales de l’Eure.
Des ateliers d’autodéfense pour les élus
« Dès 2019 nous avons organisé des ateliers d’auto défense et de gestion des conflits pour les élus, rappelle Laurance Bussière. J’ai lancé ça avec mon mari compétent dans le domaine mais aussi un psychologue. Ce dernier nous a conseillé sur les bonnes postures à adopter et les mots à utiliser pour désamorcer un début de conflit et éviter que la situation ne dérape. »
Plusieurs ateliers se sont ainsi déroulés, avant et après la pandémie de Covid. Les élus ont mis à profit ces temps d’échange et de pratique. « Nous nous sommes enrichis aussi les uns et les autres en racontant les situations auxquelles nous avions pu être confrontés, poursuit Laurance Bussière. Et en commun nous avons trouvé des recettes pour gérer au mieux ces situations. »
Cette bonne volonté et cet investissement des élus ruraux n’ont pas toujours suffi. Incivilités et actes malveillants se poursuivent très régulièrement. Ils donnent lieu parfois à des dépôts de plaintes. Dans ce contexte, la présidente des maires ruraux de l’Eure ne baisse pas les bras. Elle poursuit le combat.
Laurance Bussière mène une lutte quotidienne contre toutes les expressions de violence dans l’espace public comme dans la sphère privée. Elle est référente départementale pour les questions de violences intrafamiliales. Mais c’est sur la champ public qu’elle innove une nouvelle fois, en 2024.
Une application d’alerte via le téléphone
« Nous sommes les premiers dans l’Eure à avoir adopté l’application MonSherif, confirme la présidente des maires ruraux. Il suffit de la télécharger sur un portable. Elle est reliée à un petit enregistreur que l’on déclenche simplement et qui permet de conserver les échanges. L’alerte est progressive. Si on appuie un coup les personnes qui disposent de l’application sur la commune sont averties. Deux coups, elles doivent appeler la personne en difficulté et trois coups la conservation est enregistrée avant une intervention physique. »
A Daubeuf la Campagne, la première magistrate a équipé cinq personnes, dont la secrétaire de mairie, les personnels communaux travaillant à l’école, le cantonnier et elle même. D’autres communes rurales de l’Eure ont opté pour cette solutions.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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