- Près de 2.500 agressions de maires ont été recensées l’an dernier.
- En Ardèche, le maire de Peyraud, victime d’intimidations, utilise depuis 3 semaines un bouton d’appel d’urgence le géolocalisant en temps réel.
- Tous les détails dans ce reportage sur place du JT de TF1.
En France, tous les mois, une quarantaine d’agressions verbales ou physiques concernent des élus. Près de 2.500 agressions de cet ordre ont été recensées en 2025, selon un rapport venant d’être publié, et 1.800 depuis le début de l’année. En Ardèche, la préfecture compte déjà 14 incidents en 2026. Parmi eux, une suite d’actes malveillants à l’encontre de Romain Texier, maire de Peyraud (Ardèche), a abouti au dépôt d’une plainte et à l’ouverture d’une enquête. En outre, l’édile s’est vu remettre, pour sa sécurité, un bouton d’appel d’urgence, qu’il montre à la caméra de TF1 dans le reportage du 13H visible en tête de cet article.
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« La première pression, ça envoie un SMS à mes adjoints et à mes proches. Si je laisse appuyer, ça enregistre la conversation. Ça permet aussi d’avoir des preuves »
, détaille celui qui ne se déplace plus sans ce dispositif de géolocalisation en temps réel, depuis trois semaines qu’il a découvert une lettre actant sa démission de son poste de vice-président à la communauté de communes de Dromardèche. Une missive, adressée à la préfecture et à la communauté de communes, qu’il n’a pourtant jamais écrite, ni même fait écrire. « Un courrier avec mon nom, mon adresse personnelle et une fausse signature de ma part. Ensuite, il y a eu des photomontages avec mon adjointe. Et puis surtout un troisième courrier, avec ma démission en tant que maire
, précise-t-il. On dort moins bien, parce qu’on s’interroge, on se demande ce que c’est la suite. »
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Le phénomène frappe plus particulièrement les communes rurales. « Plus une commune est petite, plus le maire est exposé. C’est-à-dire qu’il représente l’Etat souvent seul ou avec sa secrétaire de mairie. Forcément, il est plus soumis à la pression de ses administrés. Alors il était vraiment important pour nous de marquer le coup sur cette situation avant qu’elle ne dégénère »
, explique Guillem Gervilla, directeur de cabinet du préfet de l’Ardèche et sous-préfet référent chargé de la lutte contre les atteintes faites aux élus, qui a tenu à équiper ainsi le maire de Peyraud.
Dans ce village de 520 habitants seulement, les riverains se sentent touchés par ces intimidations. « Ce n’est pas acceptable. Il faut absolument sanctionner »
, réagit l’une. « Protéger les élus, c’est aussi protéger la population »
, ajoute une autre. Pour mémoire, le délit de faux et usage de faux est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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