En rentrant de la Fête de la musique, quatre jeunes mineurs Figeacois ont été attaqués et roués de coups dans la nuit de samedi à dimanche en plein centre-ville. Deux d’entre eux ont été gravement blessés au visage. Une enquête est en cours sous la houlette de la procureure de Cahors. L’émotion suscitée par cette agression sans précédent est vive dans la sous-préfecture du Lot. Inquiet, le maire demande que des effectifs de gendarmerie supplémentaires soient affectés à Figeac et promet de renforcer la police municipale et la vidéosurveillance.
Depuis quelques jours, l’émotion est grande à Figeac. La sous-préfecture du Lot a été le théâtre d’une scène de grande violence dans la nuit de samedi à dimanche. Il était environ deux heures du matin quand un groupe d’adolescents qui avait profité de la première soirée de la Fête de la musique en centre-ville a été agressé par une bande de jeunes majeurs. En pleine rue, non loin de la Poste, à deux pas de la place Besombes, les quatre lycéens qui rentraient chez eux ont été attaqués et roués de coups. L’agression, qui s’est passée très rapidement, a été particulièrement brutale. Un véritable passage à tabac a priori sans aucune raison ; les deux groupes ne se connaissaient pas. Fort heureusement, des forces de gendarmerie qui se trouvaient à proximité sont immédiatement intervenues. Mais deux mineurs ont néanmoins été gravement blessés au visage.

La procureure de la République du Lot, Clara Ribeiro, qui supervise l’enquête en cours, confirme qu’une des victimes a eu la mâchoire cassée et trente jours d’ITT. Transporté en urgence à Toulouse, le jeune Figeacois a dû être opéré. Un autre adolescent présente, quant à lui, une fracture de la pommette. Les autres copains, blessés également et témoins de cette scène très marquante, sont sous le choc, tout comme de très nombreux Figeacois qui ont appris avec effroi en début de semaine ce qui s’était passé.
« On est devant un événement qu’on n’avait jamais connu à Figeac »
Alerté dès le lendemain des faits, le maire de Figeac, Philippe Landrein, ne cache pas son inquiétude face à ce regain de violence. L’élu, visiblement affecté par cette agression qui touche des jeunes de la commune, s’est entretenu avec les gendarmes de la brigade de Figeac et a également contacté la procureure de Cahors ainsi que la sous-préfète de Figeac pour évoquer ces faits particulièrement graves. « Il faut faire confiance aux gendarmes et à la justice et surtout leur laisser faire leur travail », souligne le maire, qui comprend la colère et les interrogations suscitées par ce triste fait divers. « On est devant un événement qu’on n’avait jamais connu à Figeac. On a franchi un cap dans la violence », estime même Philippe Landrein, qui parle d’agresseurs « aux profils de délinquants récurrents » défavorablement connus des services de police.

Le maire de Figeac demande plus de gendarmes et souhaite renforcer la sécurité
Déterminé à suivre ce dossier, le maire de Figeac souhaite que le travail des enquêteurs puisse se dérouler dans un climat apaisé. Il ne minimise pas en revanche les problèmes signalés de plus en plus fréquents sur la commune et les environs. « J’ai moi-même appelé les gendarmes un samedi matin pour une bagarre place aux Herbes. Il faut qu’on soit extrêmement vigilants. Il y a quand même beaucoup, beaucoup de soucis d’insécurité, d’agressions sur le territoire. » L’accélération de ces phénomènes inquiétants amène le maire à demander plus de moyens pour assurer la sécurité des Figeacois. Il espère que des effectifs supplémentaires arriveront prochainement en renfort à la gendarmerie de Figeac. Comme annoncé durant la campagne électorale des municipales, le maire confirme sa volonté de muscler les personnels de la police municipale avec des recrutements prévus ainsi que de développer la présence des caméras de vidéosurveillance dans divers lieux de la ville.
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