Élu tabassé lors d’un rodéo : « Il ne faut pas attendre un drame pour faire quelque chose »

, Élu tabassé lors d’un rodéo : « Il ne faut pas attendre un drame pour faire quelque chose »

« Je suis choqué et traumatisé mais c’est surtout l’incompréhension qui prédomine », confie Khaled Laouiti. Ce conseiller municipal de Dammarie-lès-Lys, près de Melun (Seine-et-Marne), a été victime d’une violente agression, dimanche 29 janvier dans l’après-midi, aux abords du centre Schweitzer. 

Une dizaine de personnes s’étaient rassemblées pour un rodéo en quad. La police est intervenue pour contrôler un véhicule lorsqu’elle a été prise pour cible et caillassée. Le représentant municipal, qui a tenté de s’interposer, a été assailli par plusieurs individus et a été frappé au sol. Souffrant notamment de plusieurs blessures au visage, il a été pris en charge par les sapeurs-pompiers et conduit à l’hôpital. Il est sorti des urgences quelques heures plus tard et s’est vu prescrire quatre jours d’incapacité de travail.

À lire aussi

« Ce sont les habitants qui subissent les violences »

Si ses larges lunettes noires peinent à dissimuler les traces de l’agression, il ne veut pas en rester là. « Il y a un vrai besoin de se réapproprier notre quartier, confie-t-il. Il faut mettre fin aux violences car ce sont les habitants qui les subissent au quotidien et qui en payent les conséquences. »

Un rassemblement citoyen s’est d’ailleurs déroulé, lundi dans la soirée, à la résidence Savoie, dans la plaine du Lys. Une rencontre programmée avant l’agression mais durant laquelle le sujet a largement été évoqué. « Il faut une prise de conscience collective, insiste-t-il. À la fois des pouvoirs publics mais aussi des habitants : il ne faut pas attendre qu’un drame se déroule pour faire quelque chose… »

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

Source: Source