L’État se penche au chevet des maires pour leur apporter une assistance bienvenue, notamment à ceux dont c’est le premier mandat, en ces temps où ils sont confrontés à des lois et des budgets de plus en plus difficiles à maîtriser et à gérer, à des menaces et des agressions, parfois violentes, d’administrés mécontents, parfois pour des broutilles. Cette rencontre qui intervient quelques semaines après les élections était prévue dans le calendrier depuis plusieurs mois.
Ce mardi 19 mai 2026, la moitié des 344 édiles et adjoints ont répondu présent au Département de l’Hérault, sur le site d’Alco à Montpellier, à l’invitation de Chantal Mauchet, la préfète de l’Hérault -avec son directeur de cabinet, la secrétaire générale et les sous-préfets de Lodève et de Béziers-, du président Kléber Mesquida, de Frédéric Roig, président de l’Association des maires de France de l’Hérault -AMF 34- des procureurs de la République de Montpellier et de Béziers, de la police nationale, de la gendarmerie et du Sdis.
« Vous n’êtes pas seuls »
« Ici, dans cet Hôtel du Département, vous êtes en quelque sorte dans la mairie du département ! » a lâché le président Mesquida en guise d’accueil dans la salle Jean Bène. Dans la foulée, la préfète a mis les élus en confiance : « Vous n’êtes pas seuls ».
Agression à Saint-Aunès
Une rencontre en pleine actualité, comme un adjoint au maire de Saint-Aunès l’a révélé : le 10 mai dernier, lors qu’il sécurisait une course pédestre, il a été pris à partie par un père de famille n’ayant pas supporté d’être contrôlé et refoulé, puis frappé pour finir aux urgences de l’hôpital : « j’ai déposé plainte auprès du parquet de Montpellier, mais je trouve que les suites judiciaires visant l’auteur sont faibles, inattendues. On doit protéger les élus ». Message reçu par le procureur de Montpellier, Thierry Lescouarc’h qui s’est engagé à reconsidérer le traitement de la plainte.
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Menaces et OQTF
Le maire de Saint-Georges-d’Orques, Jean-François Audrin lit un message que son cabinet viens de lui transmettre : « un habitant en colère me menace, il va guetter mon arrivée en mairie sur son scooter, les six policiers municipaux sont prévenus et sont sur place jusqu’à mon retour, il semble déterminé, mais que dois-je faire ? ». On le rassure et son inquiétude est prise en compte, la gendarmerie est informée.
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Marie Casares, maire de Cambon-et-Salvagnac, dans les hauts cantons de Béziers souhaite connaître l’avancée du dossier sur une famille -dont le père est un OQTF, Obligation de quitter le territoire- qui est hébergée depuis plus de trois ans. Un échange sur cette situation avec le directeur de cabinet de la préfète suivra à huis clos.
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Les gens du voyage indésirables
Philippe Vidal, maire de Cazouls-lès-Béziers évoque le problème récurrent de l’envahissement illicite de gens du voyage au printemps et en été, auquel d’autres élus sont confrontés, avec un témoignage fort : « ils arrivent avec 350 caravanes et véhicules en forçant le passage d’un terrain municipal pour le squatter, devant vous, ils masquent les plaques d’immatriculation, nous, si on fait ça, on se retrouve en garde à vue, ils nous filment avec des drones sans notre autorisation et quand ils partent, ils laissent plus de 200 000€ de dégâts à la charge de la commune. On sait qu’ils résident à Marseille, nous donnons les identités à la gendarmerie et au sous-préfet de Béziers qui font leur travail. J’ai déposé trois plaintes au parquet de Béziers il y a plusieurs mois, mais la réponse judiciaire tarde. Là, ils ne vont tarder à revenir, la population est inquiète, nous aussi »… Le procureur adjoint du parquet de Béziers, David Durand annonce qu’il va va se pencher sur ces plaintes en cours et donner un coup d’accélérateur; il se range sur l’avis livré par le directeur de cabinet de la préfète, Marin Lassalle sur les occupations illégales de terrains publics par les gens du voyage.
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Composer le 17 sans attendre
Le directeur de cabinet de la préfète rassure Philippe Vidal et l’invite à prendre des mesures en amont, à composer sans attendre le 17 pour un signalement rapide pour que la procédure soit lancée en urgence, avec l’intervention de la gendarmerie et pour procéder à l’expulsion dans la foulée des gens du voyage , un peu comme les actions préventives pour éviter l’installation d’une rave-party. Reste que dans les deux cas, il s’agit surtout de les détecter avant leur installation brutale et musclée. Marin Lassalle évoque également la lutte contre la cabanisation qui passe aussi par la prévention, avec de nouvelles installations illégales qui devraient être rasées d’ici la fin de l’année.

Gestion des mariages blancs
On le voit, l’insécurité reste une préoccupation majeure des élus qui ont noté les deux adresses mails qui leur sont dédiées désormais pour joindre le cabinet des procureurs de Montpellier et de Béziers, ainsi que celui de la préfète. Des échanges constructifs qui ont également porté sur les mariages blancs, notamment comment les détecter et les démarches à suivre.
« ils arrivent avec 350 caravanes et véhicules en forçant le passage d’un terrain municipal pour le squatter, devant vous, ils masquent les plaques d’immatriculation, nous, si on fait ça, on fini en garde à vue, ils nous filment avec des drones sans notre autorisation et quand ils partent, ils laissent plus de 200 000€ de dégâts ».
Les missions du Département
Une journée riche en enseignements qui n’a pas exclusivement porté sur la sécurité, bien sûr, mais également sur les missions très vastes du Département de l’Hérault, que Kléber Mesquida a longuement développées, tel un focus : l’aide sociale à l’enfance, l’accompagnement des familles, des seniors, le logement social, l’aménagement durable du territoire, les enjeux du littoral, les filières agricoles, viticoles et conchylicoles, le sport, la culture, les paysages remarquables, comme le territoire labellisé Géoparc Mondial Unesco, le retour à l’emploi partout et pour tous, etc., sans oublier l’accompagnement des communes avec l’appui de nombreux partenaires.
Des brochures pratiques
Des documents pratiques ont été distribués aux maires : « que vous avez été réélu ou que vous débuter votre parcours d’élu jusqu’en 2032, ces brochures se veulent un atout précieux qui résume l’ensemble des compétences de la collectivité départementale et vous guideront tout au long de votre mandat » se félicite le président du Département de l’Hérault, qui s’apprête à passer le relai, cinquante ans après avoir commencé comme maire dans le Biterrois, rassurant le parterre d’élus : « quand j’ai connu cette fonction à l’époque, c’était déjà compliqué ». Des tables rondes ont ensuite réuni les élus après ces échanges fructueux qui en appellent d’autres, notamment en septembre.
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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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