
Le maire d’Agen, Laurent Bruneau, a été la cible de menaces de mort dans un courrier anonyme, ce mercredi 13 mai. Les élus d’opposition, le président de l’Agglo et le préfet apportent leur soutien à l’édile. Ils condamnent fermement ces actes, estimant que les agressions envers les élus de la République sont de plus en plus fréquentes.
Laurent Bruneau, maire d’Agen, a été destinataire d’un courrier de menaces de mort, ce mercredi 13 mai. La lettre était accompagnée de trois balles de gros calibre. Les propos rédigés par l’auteur anonyme étaient « particulièrement violents ».
Quelles que soient les orientations politiques, les réactions de soutien au maire d’Agen n’ont pas traîné. « Face à ce type d’actes, la majorité est particulièrement solidaire du maire », a déclaré Pierre Dupont, premier adjoint au maire d’Agen. « Quand nous avons découvert ça, nous avons été sidérés, choqués, scandalisés. On a beaucoup dit durant la campagne que la violence est inacceptable. Malheureusement, les menaces contre les élus ne sont pas un phénomène nouveau. »
Jon Garay, conseiller municipal délégué à l’état civil, affirme que « la menace n’a jamais mené nulle part, et le maire a toute ma solidarité. Et j’aurais fait la même déclaration si un élu de l’opposition avait été visé par ces menaces. »
« Les élus deviennent trop souvent la cible de la haine »
Les élus d’opposition d’Agen au Cœur et d’Agen en Action ont réagi en fin de journée, ce mercredi. « Rien ne saurait justifier qu’un élu, quel qu’il soit, soit ainsi menacé dans l’exercice de ses fonctions. Ces actes sont graves et portent atteinte non seulement à une personne, mais aussi aux valeurs fondamentales de notre République et au bon fonctionnement de la démocratie. Le débat public doit être exigeant, mais il ne peut en aucun cas basculer dans la violence ou l’intimidation », écrivent les élus de l’ancienne majorité.
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L’émotion était aussi vive du côté de l’Agglo d’Agen. Olivier Grima, son président, a exprimé son soutien envers le premier édile. « Les élus de la République deviennent trop souvent la cible de la haine, des intimidations et des menaces. Laurent Bruneau a été élu démocratiquement et exerce son mandat conformément au choix exprimé par les électeurs agenais. Il est profondément antidémocratique et particulièrement inquiétant que des divergences politiques ou des désaccords puissent se transformer en menaces. »
Des actes « aussi dangereux qu’intolérables »
De son côté, Bruno André, préfet du Lot-et-Garonne, condamne fermement ces actes, « aussi dangereux qu’intolérables pour notre République », estime-t-il. « Dans le Lot-et-Garonne, la prévention et la lutte contre les menaces et violences faites aux élus constituent une priorité qui mobilise sans réserve les forces de sécurité intérieure, avec une réponse opérationnelle et judiciaire systématique », indique-t-il.
Une enquête, menée par les services de police, est en cours.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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