Le maire de Saint-Frichoux violemment frappé et étranglé par un individu qu’il tentait d’aider : le suspect, sous mandat d’arrêt international, placé en unité …

, Le maire de Saint-Frichoux violemment frappé et étranglé par un individu qu’il tentait d’aider : le suspect, sous mandat d’arrêt international, placé en unité …

Le jeudi 23 avril dernier, Serge Bérard, maire de la petite commune de Saint-Frichoux était violemment agressé par un individu auquel il tentait de porter secours. Interpellé et placé en garde à vue, l’homme a finalement été hospitalisé en unité psychiatrique.

Quelques jours après la violente agression du maire de Saint-Frichoux, petite commune située à une vingtaine de kilomètres de Carcassonne, de nouveaux éléments viennent éclairer la suite judiciaire de cette affaire. Le suspect interpellé après les faits, a vu sa garde à vue levée à l’issue d’un examen psychiatrique.

Pour rappel, le jeudi 23 avril, Serge Bérard, maire de la commune depuis 2020 et réélu en mars dernier, avait tenté de porter secours à un homme allongé dans le village. Selon les premiers éléments de l’enquête et les déclarations de l’édile auprès de L’Indépendant, l’individu s’était soudainement retourné contre lui, le frappant à la tête avec des pierres, avant de tenter de l’étrangler : « J’ai frôlé la mort, je le sais, je l’ai vue en tout cas de très près », confiait-il.

Pris en charge par les secours, le maire a été hospitalisé pour faire soigner ses blessures, dont une impressionnante plaie à la tête qui a nécessité plusieurs points de suture.

Garde à vue levée

Dans le même temps, le mis en cause, présenté comme un ressortissant allemand faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international pour des faits de violences, a été soumis à un examen psychiatrique par un médecin expert près la cour d’appel de Montpellier. À l’issue de cette expertise, son état mental a été considéré comme incompatible avec une garde à vue.

On apprend ce samedi 25 avril que la mesure a donc été levée, et l’homme a été placé dans une unité de soins psychiatriques où il fait désormais l’objet de soins sous contrainte. Toutefois, « au vu de la gravité » des faits et des violences reprochées, le parquet de Carcassonne a demandé une contre-expertise psychiatrique. Celle-ci devrait permettre de préciser l’état de discernement du suspect au moment des faits, et les suites judiciaires susceptibles d’être engagées.

Des réactions de soutien

Après cette agression, choquante pour la petite commune de 224 âmes, les réactions de soutien ne se sont pas fait attendre. « Nous l’avons eu au téléphone, nous lui (au maire Serge Bérard NDLR) avons dit que l’association était à sa disposition dans ce moment difficile qu’il vit », a immédiatement réagi Eric Menassi, président de l’association des maires de l’Aude et lui-même élu à Trèbes.

Régis Banquet, président de Carcassonne Agglo, s’est lui aussi ému de ces faits sur sa page Facebook : « C’est avec beaucoup d’indignation que je constate l’agression dont a été victime notre collègue Serge Bérard, le maire de Saint-Frichoux. Avec l’ensemble des élus communautaires, je souhaite lui apporter tout mon soutien en espérant que l’auteur de cet acte sera très sévèrement condamné pour avoir frappé un élu dans le cadre de ses fonctions. Courage Serge, on est tous avec toi ! »

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, a tenu à apporter son soutien au maire : « J’apprends avec indignation la violente agression subie par Serge Bérard, maire de Saint-Frichoux dans l’Aude. Je lui adresse tout mon soutien et appelle à ce que ces actes soient punis avec la plus grande fermeté », a-t-elle publié sur le réseau social X (ex-Twitter).

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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