
Ekrem Imamoglu, le maire d’Istanbul et principal opposant du président Erdogan, est poursuivi pour le délit d’« insulte à un fonctionnaire en raison de ses fonctions » pour des propos tenus devant ses juges. Il encourt déjà jusqu’à 2 430 ans de prison dans un procès hors norme actuellement en cours.
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« Dans ce dossier, il n’y a qu’une seule organisation criminelle, c’est l’accusation », a lancé Ekrem Imamoglu lors d’une audience au tribunal de la prison de Silivri où il est incarcéré depuis plus d’un an. Le parquet a réapidement réagi et ouvert une nouvelle enquête pour délit d’« insulte à un fonctionnaire en raison de ses fonctions ».
Arrêté le 19 mars 2025, le maire d’Istanbul, considéré comme l’opposant le plus à même de remporter la prochaine présidentielle en Turquie, a été placé en détention provisoire le jour-même où son parti, le CHP (Parti républicain de peuple, social-démocrate), l’investissait candidat à cette élection. La justice accuse Ekrem Imamoglu, élu maire d’Istanbul en 2019 puis réélu en 2024, d’avoir dirigé un vaste réseau criminel qualifié de « pieuvre ».
La justice pointée du doigt
Les soutiens du maire d’Istanbul accusent la justice de tout faire pour l’empêcher de défier le président Erdogan à la prochaine élection présidentielle, prévue en 2028.
Au total, 107 personnes, toutes en détention provisoire, doivent répondre aux juges dans cette affaire, dont le principal mis en cause est le maire d’Istanbul. Vendredi 3 avril, dix-huit de ces accusés, dont le chef de cabinet de M. Imamoglu, ont été remis en liberté conditionnelle sans que les charges contre eux ne soient levées.
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