Violence dans les écoles Les élus secoués, mais divisés sur les solutions

(Québec) Les élus québécois trouvent tous que la hausse de la violence dans les écoles, particulièrement envers les filles, est hautement inquiétante, mais les solutions pour freiner ce phénomène divergent d’un parti à l’autre.

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La Presse dévoilait mercredi que la Santé publique de Montréal s’inquiète d’une hausse marquée de la violence dans le réseau scolaire envers les filles. À quelques mois du prochain rendez-vous électoral, les réactions politiques à ces révélations montrent aussi les distinctions entre les partis concernant l’avenir du système scolaire.

La ministre de la Santé et ministre responsable des Services sociaux, Sonia Bélanger, affirme que les données publiées mercredi par la Direction régionale de santé publique de Montréal sont « inquiétantes » et rappellent qu’il faut « continuer d’investir en prévention ». La hausse de la violence est particulièrement frappante chez les filles, chez qui la violence n’a cessé d’augmenter depuis 2010-2011, contrairement aux garçons.

« Il y a un phénomène qui est en train de se passer, puis il faut vraiment explorer ça et mettre fin à ça », a-t-elle brièvement commenté à son arrivée au caucus du gouvernement.

La ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, partage ses inquiétudes. Elle affirme que « les ressources sont là » pour faire face au phénomène et que le réseau a déjà les « outils nécessaires » pour réagir.

La députée libérale Brigitte Garceau presse au contraire le gouvernement à poser rapidement des « actes concrets pour diminuer » la violence dans les écoles. Comme les autres formations politiques formant l’opposition, son parti promet de tenir des États généraux sur l’éducation advenant une victoire électorale en octobre prochain.

« Il faut s’assurer qu’en 2026, au Québec, on offre un lieu sécuritaire à nos filles dans nos écoles, parce que là, en ce moment, on a des filles qui fréquentent des écoles et qui ont la peur au ventre », a-t-elle dit.

« C’est le temps de faire une enquête nationale sur la question parce que ça fait 10 ans qu’on n’a pas fait un portrait de ce qui se passe dans nos écoles », a pour sa part réagi le député péquiste Pascal Paradis, dont le parti propose « de revoir toute la question des sanctions qui sont imposées aux fautifs qui se rendent coupables de cette violence-là ».

Le député de Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois, a rappelé que la violence dans les écoles n’est pas répartie équitablement entre le réseau public et privé, y voyant selon lui un argument de plus pour mettre fin à « la ségrégation scolaire », c’est-à-dire la séparation des élèves entre le public régulier, les programmes sélectifs du réseau public et le privé subventionné. Le Parti libéral du Québec (PLQ) et la Coalition avenir Québec ne remettent pas pour leur part en question le financement des écoles privées.

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PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Gabriel Nadeau-Dubois

« La ségrégation scolaire tend à concentrer dans les mêmes classes les jeunes qui viennent des milieux les plus difficiles. […] C’est clair, selon moi, que ça contribue à dégrader le climat d’apprentissage et ça contribue à l’émergence de comportements violents », a-t-il dit.

« Ce que les expériences internationales démontrent, c’est que la mixité scolaire, le fait d’avoir des classes diversifiées, ça améliore la réussite et la motivation scolaire des élèves les plus faibles, mais aussi des élèves les plus forts. Autrement dit, ça améliore la qualité d’apprentissage de tous les élèves », a-t-il poursuivi.

Échanges corsés au Salon rouge

Lors de la période des questions, M. Nadeau-Dubois a talonné la ministre de l’Éducation sur le financement prévu pour le réseau public et le réseau privé subventionné. Selon M. Nadeau-Dubois, le réseau public touchera à une hausse des investissements par élève de 1 % cette année, comparativement à 4 % au privé. « On savait que le système d’éducation était à trois vitesses, mais là, il y a une austérité à deux vitesses qui va s’instaurer en éducation au Québec », a-t-il dénoncé.

« C’est inexact, rigoureusement inexact », a répliqué Sonia LeBel, piquée au vif. « On ne finance pas des réseaux, on finance des élèves, et comme chaque année, l’argent va suivre les besoins et les élèves », a-t-elle ajouté.

« Le budget, c’est une autorisation de dépenses. Maintenant, il y aura des règles budgétaires pour lesquelles on va s’adapter à la prévision réelle [de l’effectif scolaire] et ce qui va se passer sur le terrain », a-t-elle ensuite justifié.

Avec Léa Carrier, La Presse

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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