Municipales 2026 à Toulouse : un colistier de Jean-Luc Moudenc victime d’une agression « à caractère homophobe », François Piquemal apporte son soutien

l’essentiel Le colistier de Jean-Luc Moudenc, Bertrand Serp, affirme avoir été victime, mercredi 18 mars au matin, devant la station de métro Saint-Agne à Toulouse, d’une « agression à caractère homophobe » alors qu’il distribuait des tracts de campagne.

C’est un incident grave, dont aurait été victime un conseiller municipal et colistier de Jean-Luc Moudenc, ce mercredi 18 mars, à 4 jours du second tour des élections municipales. Dans un communiqué publié dans la matinée sur son compte X, Bertrand Serp, élu depuis 2014 au Capitole, dénonce des insultes, des bousculades et des propos « empreints de haine et d’intimidation ».

Des propos homophobes auraient été tenus

Dans le texte qu’il a diffusé, il écrit : « Ce matin, devant le métro Saint-Agne, nous avons été victimes d’une agression à caractère homophobe. » Il décrit l’arrivée d’ »un individu, arrivé seul », qui « s’en est violemment pris à nous, arrachant des tracts de nos mains et proférant des insultes particulièrement graves ».

Selon ce même document, l’homme aurait lancé plusieurs invectives : « Dégagez », « pédales bourgeoises du Capitole », « vous n’avez rien à foutre ici », ou encore « dimanche, on sera au Capitole ». Bertrand Serp ajoute que, « au cours de ses propos, il a également revendiqué son soutien aux Insoumis ».

Dans son récit à La Dépêche, Bertrand Serp précise : « Ce que j’ai relaté, c’est bien ce qui s’est passé. Nous étions deux, à la sortie du métro, comme d’habitude. Un individu est arrivé, il nous a insultés et bousculés. » Il ajoute : « On ne voit pas tout sur la vidéo que j’ai jointe à mon post, car je n’ai filmé que la fin de la scène. »

« Il m’a aussi donné un coup au torse »

L’élu toulousain livre un récit plus précis encore de l’agression. « Sur la vidéo, on voit qu’il frappe la personne qui était avec moi. Nos tracts sont tombés par terre. Ensuite, il est parti, il a pris la fuite », raconte-t-il.

Bertrand Serp affirme aussi avoir été touché physiquement : « Il m’a aussi donné un coup au torse et m’a insulté, en criant : « Les pédales bourgeoises du Capitole ! » Avant d’ajouter : « C’est inadmissible. Il m’a provoqué en me disant : « Allez, viens te battre ! » C’est lamentable. En pleine campagne électorale, être agressé de cette manière, c’est inacceptable. »

Bertrand Serp, avec le micro à côté du maire Jean-Luc Moudenc, ici en avril 2024.
Bertrand Serp, avec le micro à côté du maire Jean-Luc Moudenc, ici en avril 2024. DDM – Fabrice AYGALENQ

L’élu explique également pourquoi la vidéo s’interrompt : « La vidéo s’arrête parce qu’à un moment, il m’a bousculé, mon téléphone a volé. Ensuite, il s’est éloigné un peu et a continué à me provoquer en répétant : « Allez, viens te battre ! » C’est là que j’ai dit : « Ce n’est pas la peine, on s’en va. »

« Une dame a pris mes coordonnées et m’a proposé de témoigner »

Dans son communiqué, Bertrand Serp condamne des mots « empreints de haine et d’intimidation », qu’il juge « inacceptables » et qui « n’ont pas leur place dans notre démocratie ». Il y affirme aussi : « Le débat public ne peut en aucun cas basculer dans la violence. »

L’élu indique par ailleurs vouloir saisir la justice. « Je déposerai plainte afin que les faits soient établis et que leur auteur soit identifié et sanctionné ».

Tout mon soutien aux militants de M.Moudenc agressés par cet individu.

Nous serons en pointe de la lutte contre les violences homophobes.

J’appelle au plus grand apaisement pour cette fin de campagne, loin des fake news et des outrances de la fachosphere. https://t.co/Jc2E39U27E

— François Piquemal (@FraPiquemal) March 18, 2026

François Piquemal a adressé son soutien aux personnes agressées

Bertrand Serp assure enfin qu’une témoin de la scène s’est manifestée. « Une dame a pris mes coordonnées et m’a proposé de témoigner ».

Le candidat Insoumis François Piquemal a réagi rapidement sur son compte X, en indiquant :

« Tout mon soutien aux militants de M. Moudenc agressés par cet individu. Nous serons en pointe de la lutte contre les violences homophobes. J’appelle au plus grand apaisement pour cette fin de campagne, loin des fake news et des outrances de la fachosphère. »

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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