
Le conseil municipal d’Auxonne, qui s’est tenu ce mardi 17 février entre 18 h 30 et 20 heures, a été pour le moins agité… Vers 19 h 15, un policier municipal, âgé d’une trentaine d’années, qui rentrait à son domicile situé à Auxonne, a été agressé physiquement dans la rue. Selon nos informations, sans que l’on en sache davantage à ce stade, il aurait reçu des coups.
Dans le cadre de cette agression, le maire de la commune, Jacques-François Coiquil, qui n’était pas présent sur les lieux, a été menacé par un, ou des suspects. Aussi, vers 20 heures, à l’issue du conseil municipal, le premier édile de la commune a été escorté par les gendarmes.
D’après nos sources, le maire de cette ville de près de 7 600 âmes a été ramené en sécurité jusqu’à son domicile, qui est situé dans le département voisin du Jura (39). Une enquête de gendarmerie a été ouverte pour retrouver le, ou les, mis en cause. Ce sont les militaires de la compagnie de Dijon qui sont chargés des investigations.
« Ce soir c’est toute notre commune qui est blessée »
Sur Facebook, Jacques-François Coiquil a réagi vers 0 h 30 dans la nuit, estimant que « ce [mardi] soir, c’est toute notre commune qui est blessée ». Il indique que l’agent de la police municipale aurait été « violemment agressé alors qu’il rentrait dans son domicile ». « Son seul tort est d’avoir porté un uniforme et d’avoir choisi de servir les autres. » Le maire a ajouté ressentir « une profonde colère et une immense indignation ». « Rien. Absolument rien, ne peut justifier qu’on s’en prenne à celles et ceux qui consacrent leur vie à notre protection. S’attaquer à un policier municipal, c’est s’attaquer à la République. C’est s’attaquer à notre commune. C’est s’attaquer à nous tous. » Et de conclure : « Je veux dire à notre agent blessé, à sa famille, à tous ses collègues : nous sommes à vos côtés. […] Je veux aussi être clair : nous ne céderons jamais à la peur. Nous ne céderons jamais à la violence. Nous ne céderons jamais à la haine. Notre commune restera debout, unie et déterminée. Et nous serons toujours aux côtés de ceux qui nous protègent. »
« T’es le premier, le suivant, ça sera le maire ! »
Joint par téléphone peu avant midi, Jacques-François Coiquil a précisé quelques éléments relatifs à l’agression du policier municipal, dont il a été discrètement mis au courant pendant le conseil municipal. « Le policier est père de famille », nous a signifié le maire d’Auxonne. « Il a été agressé dans son jardin, par un, ou deux individus… C’est particulièrement inadmissible que de se faire agresser, qui plus est chez soi… » Sur la menace proférée à son encontre, le, ou les agresseurs, auraient lancé, au policier municipal violenté : « T’es le premier, le suivant, ça sera le maire ! »
« Une onde de choc légitime »
Un de ses opposants, Fabrice Vauchey, a aussi réagi ce mercredi vers 7 h 30 sur Facebook. « […] L’agression violente d’un agent de notre police municipale suscite une onde de choc légitime dans notre commune. […] Porter l’uniforme ne devrait jamais être une cible, et s’attaquer à ceux qui nous protègent est un acte d’une lâcheté absolue que nous condamnons avec la plus grande fermeté. […] S’attaquer à la République, c’est en effet s’attaquer à nous tous, et face à cette violence, il n’y a pas de clivage politique qui tienne. » Maud Barcelo, une autre candidate aux municipales à Auxonne, a notamment estimé ce mercredi peu après 9 heures, sur le même réseau social, que « quand la violence frappe à la porte d’un domicile, ce n’est pas une fonction que l’on atteint », « c’est une intimité que l’on brise », « c’est une famille que l’on bouleverse », « c’est un équilibre que l’on ébranle ». « […] Derrière cet agent, il y a tous les autres, toutes les forces de l’ordre qui veillent pendant que nous dormons […] Aujourd’hui, notre solidarité est pleine et entière […]. »
Retour sur des faits marquants de menaces ou agressions contre des maires
Les agressions et menaces envers des maires sont malheureusement des faits en augmentation. Comme nous l’indiquions au mois de janvier, l’année dernière, en 2025, 19 maires côte-d’oriens ayant été victimes de menaces ou d’agressions, avaient été accompagnés au tribunal par l’Association des maires de France (AMF).
Parmi les agressions de maires côte-d’oriens les plus marquantes de ces dernières années, on peut, entre autres, citer : en mai 2021, la violente agression du maire d’Ouges à coups de barre de fer avait suscité un profond émoi et une vague de soutiens dépassant largement les frontières de la Côte-d’Or ; en juillet 2020, l’agression du maire de Tréclun Sébastien Sordel par l’un de ses administrés ; en 2019, l’agression du maire de Brazey-en-Plaine qui voulait faire respecter un arrêt municipal.
V. L. avec les archives du Bien public
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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