
Dans la Loire, les élus locaux ont vu les agressions, essentiellement verbales, mais parfois physiques, augmenter. Eric Berlivet, maire de Roche-la-Molière, s’est investi au sein de l’association départementale des maires, où il est le référent en la matière.
« C’est un sujet que je connais bien. Au lendemain de mon élection à la mairie, en 2014, les freins de ma voiture ont été sabotés. J’emmenais mes enfants à l’école, c’est un jour que je n’oublie pas. »
Il explique son rôle : « Nous sommes là pour recueillir les témoignages de ces élus, les accompagner dans leurs démarches et suivre la réponse judiciaire. Aujourd’hui, aussi bien du côté des forces de l’ordre que du parquet, ces questions sont rapidement prises en compte. On voit bien la différence avec le mandat précédent, tant sur l’accompagnement que sur la réactivité de la justice. »
« Les violences ont augmenté après le Covid »
Les cas d’agression, sans être légion, sont une réalité et ils ne sont pas anodins. À l’été 2021, c’est le maire de Boën-sur-Lignon qui est ciblé par des menaces de mort. Quelques mois plus tôt, c’est le maire de Farnay qui avait été visé.
Plus encore, à Saint-Alban-les-Eaux ou à Montbrison, les maires ont été confrontés à de la violence. En 2023, l’agression du maire de Firminy par un groupe d’adolescents lui vaudra plusieurs jours d’ITT (interruption temporaire de travail).
L’année suivante, c’est son adjoint au sport qui est victime d’une agression. En 2025, un adjoint au maire de Chazelles-sur-Lyon a été agressé en mairie. Le premier magistrat et une adjointe de Chauffailles ont également subi les foudres de l’un de leurs administrés.
« C’est notre quotidien, on reste des élus accessibles pour tout et pour tous. Aujourd’hui, le ton monte vite, surtout depuis la pandémie de Covid, les violences, surtout verbales, ont largement augmenté. Les gens sont devenus consommateurs avant d’être citoyens. De plus en plus de maires sécurisent leurs mairies, personne n’a demandé à être agressé », commente Eric Berlivet.
« Les réseaux sociaux accentuent ce phénomène »
Il poursuit : « Cela n’est que la partie visible de l’iceberg. Le sujet, surtout dans les petites communes, reste assez tabou. Les maires le vivent souvent comme une humiliation et ne franchissent pas le pas du dépôt de plainte. Or, ce n’est que ce dépôt de plainte qui va lancer la procédure. L’association des maires peut malgré tout avoir l’information. Nous appelons l’élu pour prendre des nouvelles et l’informer des démarches possibles. Mais la réponse est souvent : « C’est bon, je vais gérer ». »
En guise de conclusion, le maire de Roche-la-Molière estime que « les réseaux sociaux accentuent ce phénomène en banalisant la violence. Il faut combattre tout ça, mais ça prend du temps et c’est épuisant. Alors, oui, certains élus vont jeter l’éponge à cause de cette violence à leur encontre ».
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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