Face aux violences, les élus formés par la police

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POLITIQUE – Des conseils plus que bienvenus dans un climat tendu. Alors que les violences contre les élus locaux et les députés se multiplient en France, notamment dans un contexte d’opposition aux mesures sanitaires liées à la pandémie de Covid-19, la police nationale a décidé d’apporter son expertise à ceux et celles en première ligne face aux comportements agressifs de certains citoyens.

Comme vous pouvez le voir dans notre reportage vidéo en tête d’article, nous avons suivi l’une de ces formations dispensées aujourd’hui partout en France et élaborées par le RAID, l’unité d’élite spécialisée dans la négociation et les interventions face à des individus dangereux.

Ton, posture, choix du lieu… À Harnes (62), mardi 25 janvier, une quinzaine d’élus locaux du Pas-de-Calais s’étaient déplacés pour apprendre à ne rien laisser au hasard lors d’une rencontre avec un administré menaçant. Durant deux heures, les jeux de rôles et les conseils pratiques de deux formateurs de la police nationale permettent de prévenir les tensions et de favoriser la désescalade en cas de problème.

Au HuffPost, les élus rencontrés lors de cette formation confirment les rapports de plus en plus “compliqués” avec certains concitoyens ces dernières années. “Les gens s’imaginent qu’une mairie c’est le doliprane de la ville, mais on ne peut pas résoudre les problèmes en un claquement de doigts”, affirme à notre micro Rosolino Battaglia, conseiller municipal à Pont-à-Vendin (62). “Les gens veulent se venger par eux-mêmes maintenant. C’est ce qu’on voit de plus en plus”, remarque aussi Corinne Tate, adjointe à la mairie de Harnes.

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Selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur, 1186 élus ont été pris pour cible (menaces, agressions) durant les onze premiers mois de 2021. En 2020, ce nombre était grimpé à plus de 1300, soit le triple de l’année précédente.

À voir également sur Le HuffPost : Debout à l’Assemblée, Ferrand et les députés unis contre les violences envers les élus

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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