Accueil Culture – Loisirs Adjoint au maire de Metz insulté : « Je n’avais aucune idée de qui se trouvait en face …

, Accueil Culture – Loisirs Adjoint au maire de Metz insulté : « Je n’avais aucune idée de qui se trouvait en face …

Ce vendredi 12 décembre, le tribunal correctionnel de Metz avait à juger un individu poursuivi pour outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique. En l’occurrence, Patrick Thil, adjoint de François Grosdidier à la mairie de Metz en charge de la culture et des cultes.

Lundi 16 juin 2025, place Jean-Paul-II. Il est aux alentours de 23 h et les équipes techniques procèdent à la répétition du spectacle Constellations avant la présentation, le lendemain, aux médias. Pour des raisons, dit-il, « techniques », Patrick Thil demande alors à deux individus de se « décaler de 30 centimètres ». En guise de réponse, l’élu essuie un torrent d’insultes : « Si tu me fais chier, je te rentre dans la gueule ! Je sais qui tu es : tu es un élu de droite ! […] Va te faire f… Sale élu de droite. N… ta mère ! Espèce de PD… »

« Je ne suis pas du tout homophobe »

Ces propos, rapportés par le président du tribunal, le mis en cause les reconnaît, mais estime que « (ses) mots ont dépassé (sa) pensée ». « Au fond de moi, je ne suis pas du tout homophobe. » Avocat de Patrick Thil, Me Thomas Hellenbrand souligne, à regret, que « ce délit ne figure pas dans la prévention ». Celle-ci se limitant uniquement aux injures tenues à l’encontre de l’élu. Mais voilà, le prévenu, âgé de 41 ans et employé au service des routes du département de la Moselle, l’assure : « Je n’avais aucune idée de qui se trouvait en face de moi ! »

« Je ne comprends pas cette défense… » À la barre, Patrick Thil, qui bénéficie d’une protection fonctionnelle , se dit surpris par la posture adoptée par le mis en cause : « Il habite à Devant-les-Ponts, il travaille au Département et dit ne pas me connaître. C’est étonnant, je suis conseiller départemental de son canton… » Le quarantenaire n’en démord pas : « Même mon collègue ne savait pas qui était Monsieur Thil. » Avocate de la défense, Me Sanzovo invoque l’article 433-5 du code pénal et s’interroge : « Monsieur Thil était-il, ce lundi 16 juin à 23 h, dans le cadre de ses fonctions ? Ou considère-t-on qu’il l’est dès qu’il se promène en ville ? »

1,42 g d’alcool dans le sang

Le prévenu, dont le contrôle d’alcoolémie ce 16 juin a révélé un taux de 0,72 mg d’alcool par litre d’air expiré (soit plus de 1,42 g/l de sang), compte trois condamnations pour conduite sous alcool. Si la dernière date de 2013, le président du tribunal s’interroge : « Il n’y aurait pas un problème de ce côté-là » ? « Non, conclut le mis en cause. Ce soir-là, on venait de dîner dans le restaurant d’un copain. Il nous a offert des verres et j’ai bu plus que de raison… » Le Ministère public requiert « 1 000 euros d’amende et une privation des droits civiques pendant deux ans ». Délibéré le 9 janvier.

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

Engagez-vous avec CDCL

Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.

Source de l’article : Source