« À sa place, j’aurais bien offert la douzaine ! » : un maire de l’Aveyron apporte son soutien à l’agresseur de Jordan Bardella

, « À sa place, j’aurais bien offert la douzaine ! » : un maire de l’Aveyron apporte son soutien à l’agresseur de Jordan Bardella

Lors d’une séance de dédicace à Moissac samedi dernier, le président du RN Jordan Bardella a été visé par un œuf lancé sur sa tête par un retraité de 74 ans, déjà connu pour des faits similaires. Si la classe politique a unanimement condamné l’agression, un maire aveyronnais a, en revanche, pris la défense de l’auteur, jugeant son geste « bienveillant » et ironisant sur la « pingrerie » du don.

Depuis samedi 29 novembre 2025, l’affaire fait couler beaucoup d’encre. Samedi, alors qu’il était en pleine séance de dédicace à Moissac dans le Tarn-et-Garonne, le président du RN Jordan Bardella s’est vu écraser un œuf sur la tête. Un retraité agricole, âgé de 74 ans, a rapidement été interpellé et placé en garde à vue : l’homme n’en était pas à son coup d’essai, il avait déjà visé Eric Zemmour en 2022 et un bus de campagne de Marine Le Pen. Si ses motivations restent encore floues, le ministre de l’intérieur, Laurent Nunez, a condamné « très fermement » une agression « inacceptable », dimanche sur BFM-TV. Depuis, plusieurs membres de la classe politique ont également dénoncé ce geste violent.

« Ce qui peut être reproché au donateur, c’est la pingrerie de son cadeau »

Plus surprenant, en ce début de semaine, un maire de l’Aveyron a tenu, par voie de communiqué de presse, à apporter son soutien à… l’agresseur. Il s’agit de Jean Milési, premier magistrat de Mélagues, une petite commune forte d’une cinquantaine d’âmes. Habitué à commenter l’actualité nationale, l’ancien conseiller départemental qui a toujours revendiqué son « franc-parler » assure, non sans ironie, avoir « l’impression que le public s’est très largement mépris sur l’intention bienveillante de l’offrande qu’un inconnu a apportée spontanément à Jordan Bardella ».

Et de poursuivre : « Cet œuf écrasé sur la tête ne pouvait qu’être bénéfique à sa chevelure, car nombre de shampoings comportent des œufs dans leur composition. En réalité, ce qui peut être reproché au donateur, c’est la pingrerie de son cadeau : un seul œuf ! À sa place, et pour le même récipiendaire, j’aurais bien offert la douzaine ! Si, par une funeste erreur d’aiguillage, notre pays en venait un jour à se ‘bardelliser’, nous éprouverions sur pièces toute l’incongruité d’avoir répandu à nos dépens une inconséquente omelette sur la tête d’un tel ‘homelet’. »

Définition d’un « homelet » : petit homme, homme de peu de force, de valeur.

L’agresseur jugé en janvier à Montauban

Quant au septuagénaire qui s’en est pris au crâne de Jordan Bardella, il devait être jugé ce mardi 2 décembre devant le tribunal judiciaire de Montauban. Finalement, son procès a été renvoyé au 9 janvier, à la demande du prévenu afin de préparer sa défense. « Je m’excuse auprès de Monsieur Bardella. C’est un geste idiot que j’ai fait », a-t-il déclaré à l’audience. Pas si idiot apparemment pour le maire aveyronnais Jean Milési…

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

Consultez également la source de cet article : Article source.