
La commune a annoncé mercredi soir la disparition de Catherine Bailhache, retrouvée morte à son domicile. Sur place, un gendarme a fait usage de son arme pour neutraliser le suspect, retranché dans un placard.
Une conseillère municipale d’opposition de la cité médiévale de Guérande (Loire-Atlantique) a été tuée chez elle mercredi. L’annonce de sa disparition a été relayée par la mairie. «Les circonstances de cet homicide font l’objet d’une enquête, en cours», a indiqué le service presse de la ville, dans un communiqué envoyé quelques heures après le drame.
Jeudi midi, le tribunal judiciaire de Saint-Nazaire, qui a ouvert une enquête pour «homicide volontaire et tentative d’homicide volontaire sur personnes dépositaires de l’autorité publique», a détaillé les circonstances de cette tragédie. Catherine Bailhache a été tuée par un individu de 34 ans, qu’elle hébergeait depuis 10 jours dans le cadre d’un dispositif d’aide aux jeunes travailleurs. Le suspect «est inconnu non seulement des services de police et gendarmerie mais également de la justice», précise Florence Sroda, procureur de la République de Saint-Nazaire. Ayant été blessé lors de son interpellation, l’homme sera placé en garde à vue lorsque son état de santé le permettra.
Le suspect retranché dans un placard
Mercredi vers 16h45, les gendarmes ont été alertés par des tirs au domicile de l’élue. Sur place, ils l’ont découverte «au sol, au rez-de-chaussée, présentant des traces d’agression à l’arme blanche», partage la magistrate nazairienne. La victime n’a pas survécu.
Fouillant l’habitation, les autorités ont retrouvé l’agresseur potentiel, «retranché dans un placard de la salle de bains, surgissait brutalement, hurlant et armé d’un couteau prêt à frapper le premier gendarme de la
colonne d’intervention». Pour le neutraliser, l’un des militaires du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de Saint-Nazaire a alors fait usage de son arme et blessé l’homme au niveau de l’épaule. «L’individu, continuant à se débattre, était immédiatement désarmé de son couteau et amené au sol, puis pris en charge par les secours». Il a été grièvement blessé.
Selon Presse Océan, Catherine Bailhache était veuve et vivait dans une maison entourée d’un grand terrain, sans voisin. Une autopsie sera réalisée «à bref délai», indique le parquet de Saint-Nazaire. L’enquête, confiée à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Saint-Nazaire devrait permettre «d’établir les circonstances précises de cet homicide et d’en éclairer les motifs».
Attachée au patrimoine
«Élue pendant plusieurs mandats, très investie pour Guérande et pour la protection de son patrimoine, Catherine Bailhache a profondément marqué notre vie municipale», poursuit la municipalité dans son communiqué. Fille d’un élu à la mairie de Guérande, elle embrasse la même destinée en 1995. Classée à droite (UMP puis LR), elle entre au conseil municipal et devient d’abord chargée de l’environnement et des circulations douces puis adjointe à la culture. En 2014 et 2020, elle se présente aux municipales, devenant ainsi conseillère municipale d’opposition au sein du groupe minoritaire «Guérande l’avenir en presqu’île».
Durant sa carrière, Catherine Bailhache a été professeur de mathématiques à La Baule puis Guérande, et directrice du lycée André Boulloche à Saint-Nazaire. Côté associatif, elle fut investie dans l’association des propriétaires fonciers guérandais. Elle était aussi coprésidente de l’association des propriétaires de Chaumières en Brière, qui lutte pour la sauvegarde des toits de chaume, un patrimoine local. Ou encore membre du Rotary Club de Guérande Pays Blanc. Artiste, elle peignait des toiles qu’elle exposait ponctuellement.
«Au-delà de nos différences de convictions, je veux saluer son engagement sincère et total pour Guérande. Elle avait notre ville chevillée au corps et consacrait une part importante de sa vie à la servir, avec passion, conviction et sens du collectif», a salué le maire Nicolas Criaud dans un message publié sur Facebook. «Les Jeunes en marche tiennent à exprimer leur profonde tristesse face à cette terrible nouvelle. Nous avons une pensée émue pour la famille et les proches de Catherine Bailhache», ont aussi réagi sur X Les Jeunes en marche de Loire-Atlantique, parti politique qu’elle avait rejoint brièvement il y a quelques années après être passée par l’UMP et LR. «J’adresse toutes mes condoléances à la famille de Catherine Bailhache, une femme attachante et profondément humaine», a également écrit Sandrine Josso, députée centriste de Loire-Atlantique.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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