Victimes d’agressions physiques, ces élus du Doubs témoignent

, Victimes d’agressions physiques, ces élus du Doubs témoignent

Alors que le Parquet de Besançon met en place un attaché de justice dédié aux élus locaux, la parole à des élus du département victimes d’agressions. Ils témoignent de cette expérience.

Le Parquet de Besançon met en place à partir de ce lundi 1er décembre un attaché de justice dédié notamment aux relations avec les élus locaux, qu’ils soient victimes de violences verbales ou physiques ou témoins d’infractions. Il s’agit d’une sorte de ligne directe pour les élus, avec une adresse mail dédiée, alors qu’au niveau national le nombre d’atteintes envers les élus est en augmentation ces dernières années , selon le centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus. Ces violences laissent souvent des traces.

Laurent Petit, premier adjoint au maire de Doubs, se souvient très bien de ce 16 janvier 2023 : « j’ai constaté la présence de plusieurs véhicules qui faisaient des rodéos sur une place du village donc je suis intervenu et j’ai été pris à partie violemment par un des conducteurs« . Laurent Petit reçoit des coups au visage. Verdict : une opération du nez et une surprise, sa fonction d’élu n’a pas du tout freiné son agresseur : « j’ai eu un suivi psychologique parce que même si on se croit dur, fort, c’est dur à accepter et mon entourage aussi en a souffert. On essaie de l’effacer de sa mémoire. Ce n’est jamais totalement effacé et on a toujours une appréhension quand on intervient sur des sujets comme celui là« .  Son agresseur a été arrêté, jugé en comparution immédiate et condamné à un an de prison dont six mois ferme. L’adjoint au maire de Doubs a été entouré, accompagné par le parquet de Besançon.

Jacques Krieger, 76 ans, n’a pas eu le même sentiment. Il dit s’être senti « abandonné« .  : « on a l’impression à un moment donné d’être abandonné. On se demande si on n’est pas les fautifs. J’ai une affaire qui a duré trois ans devant les tribunaux, ce n’est pas normal, ça me déçoit« . Depuis, les parquets ont mis en place des procédures pour traiter plus rapidement ces agressions, les associations de maires se sont saisies de ce thème. Les sanctions ont été renforcées avec jusqu’à cinq ans de prison pour l’agression d’un élu. Des violences qui n’ont pas entamé la détermination de Laurent Petit et Jacques Krieger : « Renoncer quelque part, c’est accepter« . Les agressions conduisent rarement à des démissions d’élus. Ils sont une quarantaine à avoir rendu leur écharpe depuis 2020 à cause de violences en France, sur près de 2200 démissions selon .

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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