Ça sent le soufre, ou le fumier, à la Coordination rurale. D’après des révélations de la cellule d’investigation de Radio France, la bataille fait rage pour la présidence du syndicat agricole, dont le représentant national sera élu le 19 novembre.
Dans un groupe WhatsApp, une application de messagerie instantanée, intitulé « Action Nouvelle-Aquitaine Occitanie », qui regroupe des poids lourds de la CR du Sud-Ouest, certains d’entre eux ont proféré des menaces et insulté des membres du bureau directeur au niveau national. Radio France rapporte quelques noms d’oiseaux : « minables », « fouille-merde » ou encore « charogne ».
Et une phrase, écrite par un syndicaliste de Dordogne a retenu l’attention. Ce dernier cible l’équipe de Véronique Le Floc’h, la présidente nationale et décrit « de l’engrais azoté (ammonitrate) associé à du carburant et à un détonateur » comme « solution » pour le comité directeur.
Des « fuites en interne gênantes »
Cité comme membre de ce groupe, Bertrand Venteau, dont la candidature est soutenue par la CR du Lot-et-Garonne et d’autres départements face à la présidente actuelle, revient sur ces révélations. Contacté ce vendredi sur le sujet, il reconnaît que « des noms d’oiseaux ont fusé » et des « échanges tendus ». « On sait qu’il y a parfois des tentatives d’intimidation et de pression. Ces propos ? C’est le problème de l’instantanéité des réseaux sociaux ».
Le président de la chambre d’agriculture de la Haute-Vienne regrette toutefois « des infos sorties à dix jours des élections internes. Ce qui est gênant, c’est que c’est alimenté par des fuites en interne. On est une famille. Et ces affaires-là doivent rester en famille. »
S’il appelle à « l’apaisement malgré le fait de ne pas pouvoir être toujours d’accord sur la forme », le candidat à la présidence nationale estime que les méthodes employées par la CR 47 et plus généralement du Sud-Ouest, dont il est partisan, « donnent des résultats. La progression est là, venue de la base, avec des paysans qui ont ramené des moyens pour se mettre au service des départements et des adhérents. Faire peur, ce n’est pas tuer des gens. »
Une plainte déposée en Corrèze
Selon une information de Radio France, une enquête a été ouverte par le parquet de Tulle pour « harcèlement moral » et « menaces de destructions dangereuses pour les personnes » suite à une plainte.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
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