« Moi je mesure la pertinence de mon propos à un outil très pratique […] c’est le fachomètre », Nicolas Battini

Il assume tout. Son passé nationaliste, et son alliance avec le RN aux prochaines municipales, en particulier à Bastia où il conduira la liste. Il n’y a, selon le président de Mossa Palatina, aucune contradiction.

« Le grande boussole de mon engagement politique, c’est de défendre les intérêts de mon peuple ». Invité ce mardi 4 novembre de PuliticaMente sur RCFM, Nicolas Battini justifie le rapprochement de son mouvement, Mossa Palatina, avec le RN en vue des prochaines municipales. Une alliance qu’il considère comme naturelle, après en avoir discuté avec Jordan Bardella en personne.

« Je constate une chose, c’est que le grand danger, c’est l’immigration massive et le wokisme. Et j’ai développé en effet cette stratégie de passerelle entre mon mouvement et le Rassemblement national. Et j’ai eu une discussion, révèle Nicolas Battini, avec Jordan Bardella. Je lui ai dit, écoute – on a le tutoiement facile –  en Corse, aujourd’hui, la grande majorité des électeurs sont d’accord avec le projet que vous portez au RN. Il y a un problème, c’est la question de la langue et de la culture. Parce que les Corses, qui sont d’accord avec toi, sont aussi très attachés à l’identité et à la culture de leur région. Et il me répond, écoute, c’est pas compliqué Nicolas, j’ai grandi en Seine-Saint-Denis. Pour moi le problème et le grand danger qui menacent la France, c’est pas les Corses qui veulent parler corse ».

L’objectif est clair, le leader identitaire veut « déculpabiliser » les Corses qui votent RN aux scrutins nationaux et nationaliste aux élections locales. Le candidat aux prochaines municipales de Bastia, avec le soutien du parti de Marine Le Pen, assure qu’il n’y a pas de  contradiction dans ce qu’il appelle le ** »va-et-vient nationaliste« . **
Nicolas Battini cite pour illustrer son propos un ami, Dumenicu di Lupinu. « Je vote en Corse pour que la Corse soit corse, et en France pour que la France soit française. Je n’ai jamais compris les responsables nationalistes qui m’expliquaient que c’était contradictoire », lui aurait confié ce dernier […] « Le bon sens populaire ne se positionne pas sur la question institutionnelle, Il  se positionne sur la question identitaire. C’est bien qu’il y a une raison, une forme de convergence nationaliste, que nous sommes en train d’établir d’un point de vue doctrinal et de façon ouverte et publique ».

Enfin, le président de Mossa Palatina, comme de nombreux élus corses, a réagi à l’agression en fin de semaine dernière de quatre jeunes à Corte. Il dénonce un phénomène de banlieurisation, lié au communautarisme.
« La vérité, c’est que la Corse, en effet, est en train de changer. Mais pas à cause de la francisation, comme le dit Core in Fronte.  La Corse est en train de connaître le même phénomène de banlieurisation, sous la pression d’un certain nombre d’enclaves communautarisées, notamment à Bastia, dans les quartiers sud où je vis et dans le pourtour ajaccien. Ces enclaves sont liées directement à une politique d’immigration incontrôlée menée par les gouvernements successifs depuis 60 ans. C’est un fait de société […] c’est inadmissible. Moi je mesure la pertinence de mon propos à un outil très pratique que j’ai toujours dans ma poche, c’est le fachomètre. Si je ne me fais pas traiter de facho ou de nazi par l’extrême gauche plus de 2 fois par phrase, c’est que je n’ai pas dit quelque chose de très intéressant, de très pertinent« .
 A noter que suite à cette agression, une enquête, confiée aux services de la brigade de recherches de Corte, a été ouverte par le parquet de Bastia « des chefs de violences volontaires aggravées ».

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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