Troyes, Brest, Créteil… Qui sont ces maires qui battent des records de longévité

, Troyes, Brest, Créteil… Qui sont ces maires qui battent des records de longévité

Ils ont été élus sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, l’année de la sortie du premier Star Wars où encore à l’époque où les premières notes disco résonnaient dans les boîtes de nuit. Alors qu’en moyenne, 44,7 % des élus municipaux ont été réélus en 2020 et que la loi ne prévoit pas de limite de représentation au poste d’élu local, certains maires de grandes villes affichent une longévité impressionnante. À Troyes, Brest, Créteil ou Issy-les-Moulineaux, leurs mandats se comptent en décennies, contribuant à faire de leur visage celui de leur ville. Tour de France de ces maires indéboulonnables.

À Troyes, François Baroin maire depuis 30 ans

Le 25 juin 1996, un an après sa première élection, il confiait au Monde « ne pas être là pour trente ans ». Raté. Élu cinq fois, dont quatre fois dès le premier tour, François Baroin a bien passé trente ans à la tête de Troyes, un record de longévité pour cette ville de l’Aube. À 60 ans, il aura occupé ce poste pendant l’équivalent de la moitié de sa vie. Rempilera-t-il pour un sixième mandat ? L’intéressé ne s’est pas encore officiellement déclaré mais l’opposition fourbit déjà ses armes pour tenter de faire tomber ce maire indétrônable. 

Le maire PS de Brest François Cuillandre candidat à un 5e mandat à Brest

Jamais quatre sans cinq. Après avoir affirmé qu’il ne se présenterait plus, le maire socialiste de Brest, François Cuillandre, 70 ans, a changé d’avis. En poste depuis près d’un quart de siècle, cet ancien rocardien, proche de François Hollande et de Stéphane Le Foll, a battu en décembre dernier le record de longévité pour cette ville bretonne. 

Si sa candidature est validée comme attendu, M. Cuillandre devrait affronter, lors des municipales de mars, l’actuel maire de Gouesnou Stéphane Roudaut, 47 ans, qui mènera une liste d’union de la droite et du centre, Glen Dissaux, 41 ans, à la tête des écologistes, Cécile Beaudouin, 32 ans, pour les Insoumis et Yves Pagès, 77 ans, pour le RN.

Laurent Cathala, maire de Créteil depuis 1977

La première fois qu’il a été élu maire de Créteil, Emmanuel Macron n’était même pas encore né… Depuis sa première élection dans la préfecture du Val-de-Marne le 14 mars 1977, Laurent Cathala (PS) a été réélu sept fois : en 1983, 1989, 1995, 2001, 2008,  2014 et 2020. Et la liste pourrait encore s’allonger. À 80 ans, celui que l’on surnomme « l’empereur » de Créteil a d’ores et déjà annoncé repartir en campagne pour un 9e mandat.

André Santini : 45 ans à Issy-les-Moulineaux

Depuis 1980, Issy-les-Moulineaux n’a connu qu’un seul maire : André Santini. À 85 ans, cet ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy est devenu une figure indissociable de la ville. Mis en difficulté par des plaintes de deux de ses anciens collaborateurs pour harcèlement moral, sexuel et agression sexuelle et la révélation par France Inter et Mediapart d’enregistrements compromettants, sa réelection semble aujourd’hui compromise. L’élu continue de nier formellement ces accusations.

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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