
Soutenus par des élus, ils réclament en urgence plus de moyens. Le rendez-vous qu’ils auraient dû avoir la semaine dernière au ministère a été annulé.
Ils se sentent abandonnés. Aux portes de Nantes, les parents d’élèves de l’école élémentaire du Bois Saint-Louis à Orvault ont l’impression de prêcher dans le désert. «Depuis plusieurs années, cette école est confrontée à une dégradation du climat scolaire, marquée par une hausse des violences entre élèves, des insultes envers les enseignants, des dégradations de matériels», alertent dans un communiqué commun l’Association des parents d’élèves (APE) et le député (PS) de Loire-Atlantique Karim Benbrahim.
Mardi dernier, ils auraient dû être reçus au ministère de l’Éducation nationale. «Ce rendez-vous a finalement dû être reporté à la suite du changement de ministre, alors même que la communauté éducative attend des réponses urgentes», écrivent les signataires désemparés. Et citent un incident récent pour illustrer le problème : «Il y a quelques jours, un élève est rentré avec un briquet dans l’école et a tenté d’allumer un feu dans la cour». Par ailleurs, «toute l’équipe pédagogique a été renouvelée trois fois au cours des trois dernières années».
Manque de moyens
«Nous, entre parents, on montre au corps enseignant qu’on est là, qu’on les soutient», confie au Figaro Ségolène Valençot, élue à l’APE. «Mais dans les faits, cela ne suffit pas. Si, par exemple, une institutrice doit accompagner un élève à cause d’un problème, elle doit l’accompagner et ne peut pas surveiller sa classe. On demande des choses concrètes. Ce qui pêche vraiment, c’est le manque de moyens», assure la maman de deux enfants de 4 et 10 ans.
«Les élèves ont besoin de retrouver un cadre apaisé, propice à l’enseignement et à leur réussite», renchérit le député socialiste Karim Benbrahim. Aussi, «les services municipaux sont pleinement mobilisés, des moyens humains ont été mis en place. Cependant, la Ville ne peut se substituer aux compétences de l’État», complète le maire écologiste d’Orvault, Jean-Sébastien Guitton.
Concrètement, les parents demandent une décharge de la directrice de l’école à plein temps, l’arrivée d’un psychologue ou médiateur scolaire, un poste d’enseignant surnuméraire pour renforcer l’encadrement et enfin «engager une réflexion globale sur les facteurs conduisant au classement en REP lorsqu’une école ne répond pas au critère administratif de rattachement à un collège labellisé, ce qui est le cas de l’école du Bois Saint-Louis.»
Classement REP
En effet, le collège de secteur n’étant pas classé REP, l’école ne l’est pas non plus et ne bénéficie pas des moyens supplémentaires dont elle aurait besoin. «Le but n’est pas d’inquiéter», reprend la maman d’élève Ségolène Valençot, dont les enfants sont scolarisés Bois Saint-Louis depuis leur plus jeune âge. Mais «certains contextes familiaux font que ce n’est pas évident pour tout le monde». «On ne peut pas laisser faire jusqu’à ce que quelque chose (de grave) se passe. Là, on est en octobre et c’est maintenant qu’on en a besoin», insiste-t-elle, de peur de voir l’équipe enseignante partir à nouveau.
«La situation évoquée bénéficie d’un suivi rigoureux de la part de nos services, en lien étroit avec l’inspectrice de circonscription et l’inspectrice École inclusive qui a également été missionnée sur cet accompagnement», répond le cabinet de la direction des services départementaux de l’Éducation nationale, sollicité par Le Figaro. «Des réunions ont été tenues en lien avec la collectivité et les représentants de parents d’élèves. Des mesures concrètes continueront d’être enclenchées pour que l’équipe enseignante puisse, dans un climat, propice, répondre aux problématiques rencontrées avec l’appui des circonscriptions. L’ensemble des actions engagées et à venir vise à garantir un accompagnement adapté et conforme aux valeurs du service public de l’Éducation nationale.»
En Loire-Atlantique, d’autres établissements réclament aussi de l’aide, qui se fait attendre. Récemment, un collectif départemental des écoles orphelines, regroupant une cinquantaine d’établissements, a été créé. Il rassemble les écoles qui, comme à Orvault, ne peuvent prétendre à un classement REP malgré des besoins criants. Dans la liste, certains établissements réclament des moyens depuis plusieurs années, sans grand succès.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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