
C’est un homme gravement handicapé physiquement qui a été condamné ce lundi 8 septembre devant le tribunal correctionnel de Toulon pour des menaces adressées par courriers anonymes, pendant près de trois ans, dès 2019. Lors du délibéré de l’affaire, jugée le 28 août dernier, le tribunal a reconnu ce trentenaire coupable des faits reprochés.
Il a été reconnu coupable d’avoir effrayé plusieurs familles d’élus, d’employés de la ville de La Seyne qui, durant de longs mois, s’inquiétaient des agissements de cette personne qui, derrière son anonymat, proféraient des menaces. Cet ancien agent de la commune a été condamné à une peine de quatre ans de prison avec sursis, 1.000 euros (préjudice moral).
Lettres pas oblitérées, déposées directement aux domiciles
« Démissionne ou c’est une balle« , « Je vais violer tes enfants« … Comme l’a énoncé Me Casanova, intervenant pour plusieurs victimes, les propos tenus étaient effrayants. « Ils avaient peur. L’individu connaissait des détails leurs vies, le prénoms de leurs enfants, l’adresse de leur domicile. Les lettres n’étaient pas oblitérées. Elles étaient directement déposées par le corbeau.
Il faut imaginer le stress généré en s’imaginant que cet individu se déplaçait directement chez des élus, chez des employés de la ville. On était aussi dans un contexte particulier d’élection municipale tendue« .
Comme l’a plaidé l’avocat toulonnais, « il y a une atteinte à la démocratie. Il fallait être fort moralement pour ne pas avoir peur de déplaire, dans ces conditions, à un corbeau« .
« Il a été manipulé »
À la barre, le prévenu diminué par une maladie génétique, à l’enfance troublée par les violences et la mise à l’écart, s’est défendu d’avoir agi seul. « Il a été manipulé« , a plaidé son avocate, Me Edith Angelico. « Il a rencontré quelqu’un qu’il pensait être son ami, quelqu’un qui le considérait, lui, qui n’a aucun ami. Il est tombé sur mon ami la rose, avec des épines« .
Selon elle, certains éléments alimentent cette version. « Une victime dit avoir trouvé une lettre et avoir vu, sur le trottoir d’en face, un employé municipal avec un sac« . Elle note qu’il a des difficultés à se déplacer, qu’il n’est pas assez implanté à La Seyne pour avoir des adresses, « que cela se déroule durant une campagne électorale sulfureuse« .
« J’ai l’intime conviction qu’il n’était pas seul« , a-t-il insisté. Elle a annoncé ne pas faire appel de ce jugement.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source
