L’Île-Rousse : une enquête ouverte pour violences et menaces après la plainte d’une élue de l’opposition contre le premier adjoint

, L’Île-Rousse : une enquête ouverte pour violences et menaces après la plainte d’une élue de l’opposition contre le premier adjoint

Le climat municipal à L’Île-Rousse, déjà marqué ces derniers mois par des tensions, s’alourdit encore un peu plus avec cette affaire judiciaire.

Une élue du conseil municipal a déposé une plainte, ce qui a entraîné l’ouverture par le parquet d’une enquête pour « violences volontaires aggravées et menaces ». Les investigations ont été confiées à la brigade de recherches de Calvi, a confirmé le procureur de la République de Bastia.

Selon nos informations, la plainte vise Antoine Guerrini, premier adjoint au maire de L’Île-Rousse. La plaignante est Marie-Josèphe Capinielli, devenue élue d’opposition au printemps dernier après avoir quitté les rangs de la majorité conduite par Angèle Bastiani.

Les faits présumés se seraient produits dans la matinée du samedi 30 août, au domicile de Marie-Josèphe Capinielli. Aucun examen médical n’a pour l’heure permis d’établir une durée d’incapacité totale de travail (ITT).

« Vous m’apprenez qu’une plainte a été déposée contre moi, je ne suis pas au courant »

Son avocate, Me Francesca Seatelli, déclare que « ce sont des faits particulièrement désagréables et graves qui ont été commis à l’encontre d’une élue, à raison de ses fonctions, ce qui la conduit à déposer plainte. Elle attend désormais les suites pénales qui seront réservées à son dossier.« 

Contacté, Antoine Guerrini affirme de son côté : « Vous m’apprenez qu’une plainte a été déposée contre moi, je ne suis pas au courant. Je réserve mes explications aux autorités compétentes sur ce que cette personne a cru bon dénoncer, si toutefois je suis interrogé.« 

Dans la journée, la rumeur d’une contre-plainte pour harcèlement a circulé. Le premier adjoint confirme envisager cette option : « Ce n’est pas encore le cas, mais c’est en discussion avec mon avocate. Il y a cependant de fortes chances. J’attends d’être interrogé et je verrai alors si je lie ma plainte à la sienne.« 

Son conseil, Me Cynthia Costa-Sigrist, précise : « Mon client est étonné d’apprendre par voie de presse qu’une plainte a été déposée à son encontre, c’est inhabituel. Il s’expliquera s’il devait être entendu par les autorités compétentes.« 

Un dossier judiciaire aux répercussions politiques

Dans le camp politique, la prudence prévaut. « S’il est encore trop tôt pour se prononcer, estime Lionel Mortini, président de la communauté de communes L’Île-Rousse – Balagne, nous allons prochainement nous réunir avec plusieurs élus pour discuter de cette situation à partir des éléments dont nous disposons. Aujourd’hui, je n’ai pas assez d’éléments. De toute évidence, s’il y a une victime, elle aura notre soutien.« 

Sollicitée à maintes reprises, la maire de la cité paoline, Angèle Bastiani, n’a pas donné suite.

Si certains imputent l’agression présumée à un différend privé, nourri par des publications anonymes à l’encontre de la majorité sur les réseaux sociaux, l’affaire s’inscrit néanmoins dans une atmosphère politique locale pesante, où chaque incident, à six mois des élections municipales, résonne au-delà de la sphère personnelle.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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