
Le député du Val-de-Marne Louis Boyard a dénoncé un « deux poids deux mesures » après sa mésaventure. Récemment insulté dans le train par un voyageur, cet élu de la France Insoumise a en effet exprimé son désarroi face à l’indifférence politique qui s’est ensuivie, rapporte le Huffington Post.
Devenue virale sur les réseaux sociaux, une vidéo de l’altercation montre le député en train de subir une avalanche d’insultes et de menaces, incluant des termes tels qu’« antisémite » et « merde ». Malgré ces attaques verbales qui ont duré quatre longues minutes, l’élu a gardé son calme.
L’étonnement du député
Confirmant l’authenticité de la vidéo sur X (ex-Twitter), Louis Boyard a fait part de son étonnement quant à l’absence d’indignation. « Deux jours plus tard, voilà la vidéo sur les réseaux sociaux. Ce qui m’a le plus surpris c’est de ne voir… aucune réaction », a développé le député, qui s’attendait tout au moins à recevoir le soutien d’élus politiques et de journalistes.
Louis Boyard est allé jusqu’à comparer sa situation à celle d’Éric Zemmour, soulignant le contraste de traitement entre les deux cas. Il rappelle que le président de Reconquête avait reçu un large soutien après avoir été pris à partie dans des conditions similaires, y compris un appel du Président de la République. « Je n’en demande pas tant », a toutefois ajouté le député de 23 ans.
Une « violence symbolique »
Évoquant les menaces reçues, le député insoumis a également mentionné un déménagement forcé. Pointant du doigt le « deux poids deux mesures », Louis Boyard en a profité pour s’adresser à Gérald Darmanin, affirmant n’avoir jamais constaté la protection policière que le ministre de l’Intérieur lui aurait supposément attribuée.
Dans son tweet, Louis Boyard a plus particulièrement fustigé le manque de réactions des élus macronistes. « Aujourd’hui, c’est lundi ! Peut-être que Yaël Braun-Pivet en profitera pour faire un tweet de soutien à Louis Boyard. Toujours rien à cette heure », a d’ailleurs relevé Antoine Léaument, député insoumis de l’Essonne. Louis Boyard, pour sa part, a conclu son plaidoyer en dénonçant une « violence symbolique » dirigée contre son « camp social ».
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