
Deux jours après la violente agression du maire de Villeneuve-de-Marc (Isère), le suspect a été interpellé ce vendredi 8 août au matin, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, dans un message sur X. L’homme était en fuite. Il était également sous le coup d’un mandat de recherche lancé par le parquet de Vienne dans le cadre d’une enquête pour « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Selon l’Agence France-Presse, l’interpellation s’est déroulée à 11 h 30 à Charantonnay (Isère), à 14 km des lieux de l’agression. Il a ensuite été placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Saint-Jean-de-Bournay, a précisé l’AFP.
L’édile Gilles Dussault circulait à pied, mercredi 6 août, dans une rue de sa commune avec son fils de 28 ans. Peu avant 17 h 00, le maire de Villeneuve-de-Marc (Isère) – commune de moins de 1 200 habitants – a été frappé avec un objet contondant par une personne non identifiée, selon les pompiers.
L’élu « présente trois plaies »
L’agresseur a quitté les lieux avant de revenir avec son véhicule. « Il a alors tenté de percuter le maire et son fils venu lui porter secours, et fini sa course contre un mur, puis a pris la fuite à pied » après avoir porté des coups de poing au fils du maire qui tentait de l’intercepter, poursuit le parquet.
Le maire a été hospitalisé en urgence absolue à l’hôpital Édouard-Herriot de Lyon tandis que son fils a été transporté à l’hôpital de Vienne en urgence relative, selon la même source. Le pronostic vital du maire ne serait plus engagé, selon des informations de la chaîne RTL. L’élu « présente trois plaies dont deux au thorax et une plaie défensive », indique le parquet.
Selon les premiers éléments de l’enquête, « un litige opposait depuis plusieurs mois l’agresseur à la municipalité pour des questions d’urbanisme et de travaux réalisés par celui-ci sans autorisation », indique également le parquet. Une enquête pour « violences aggravées » à l’encontre du fils du maire, hospitalisé à Vienne, a également été ouverte.
« L’agresseur doit être retrouvé et sanctionné avec la plus grande fermeté »
« Quand un élu est attaqué, c’est la Nation qui est à ses côtés. Quand on s’attaque à ses représentants, la République se doit d’être sévère et intraitable », a réagi sur X le président Emmanuel Macron. « Tout est mis en œuvre pour retrouver et condamner l’auteur de cet acte lâche », a-t-il ajouté.
Dans un communiqué, la préfecture a confirmé la « violente » agression. « Catherine Séguin, préfète de l’Isère, condamne avec la plus grande fermeté cet acte grave et inacceptable à l’égard d’élus qui œuvrent pour l’intérêt général », ajoute le communiqué sans plus de détails sur les circonstances.
Sur X, le ministre de l’Aménagement du territoire, François Rebsamen, s’est dit « très choqué et ému par la violente agression du maire de Villeneuve-de-Marc et de son fils ». « Un élu de la République et sa famille attaqués : c’est intolérable. L’agresseur doit être retrouvé et sanctionné avec la plus grande fermeté », a-t-il ajouté.
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Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
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