
Pour le deuxième été consécutif, une communauté de gens du voyage s’est installée sur le complexe sportif de Gujan-Mestras dimanche soir. Un élu a été blessé durant leur intrusion et les grilles, rénovées après leur passage l’an dernier, ont été découpées à la meuleuse.
La mairie de Gujan-Mestras est furieuse. Pour la deuxième année consécutive, près de 200 caravanes se sont installées sur le complexe sportif de Chante-Cigale, dimanche soir. Et l’intrusion de la communauté de gens du voyage s’est déroulée dans des conditions plus que tendues. Bernard Collinet, l’élu à la sécurité de la commune, a été pris à partie physiquement. «Il se tenait devant le passage pour empêcher l’accès, mais les caravanes ont forcé le passage. L’une d’elles l’a renversé. Il est tombé sur les grilles qui avaient été coupées à la meuleuse et il a été blessé à la main. Quand je suis arrivé, il avait le tee-shirt plein de sang», décrit Xavier Paris, le premier adjoint au maire, indigné. La mairie de Gujan-Mestras et Bernard Collinet, excédés, ont porté plainte ce lundi.
Les grillages anti-intrusion ont également été sciés alors qu’ils avaient été rénovés à grands frais, justement après le dernier squat des lieux par des caravanes. «Il est très difficile de mettre en place des moyens dissuasifs supérieurs aux engins qu’ils possèdent. Ils ont débarqué avec les moyens d’effraction nécessaires», déplore la commune. En parallèle, les aires de grands passages d’Andernos et du Porge – qui sont également situées au bord de l’océan – sont actuellement libres. Mais, la communauté de gitans qui s’est installée n’a pas daigné les contacter et refuse d’y être déplacée. «On applique la loi en créant des aires de grands passages, on en assume les coûts et on a les mêmes ennuis que si on ne respectait pas le schéma départemental», ne décolère pas Xavier Paris, premier adjoint au maire de Gujan-Mestras.
Ces personnes ont toujours 15 jours de tranquillité le temps que le préfet prenne sa décision, et elles font toujours appel face au tribunal administratif parce qu’elles connaissent parfaitement la loi et ses délais. C’est insupportable.
Xavier Paris, premier adjoint au maire de Gujan-Mestras
Violences physiques et verbales
À ce tableau s’ajoute l’intervention de la gendarmerie, qui a été forcée de bloquer la route de Sanguinet pour faciliter l’introduction de la communauté des gens du voyage. «Ce n’est pas tant pour leur faciliter la tâche que pour éviter un suraccident et protéger nos administrés. Nous n’avons pas le choix : eux, ils avancent en file continue sans s’arrêter», s’agace la mairie. Les forces de l’ordre ont par ailleurs été insultées alors qu’elles décollaient les scotchs qui cachaient les plaques d’immatriculation des caravanes pour les relever et notifier des amendes de stationnement.
Enfin, les 200 caravanes se sont branchées sauvagement aux réseaux d’eau et d’électricité de la Ville. Une méthode illégale. «Le nécessaire juridique a été fait au plus tôt auprès de la préfecture afin que cette intrusion dure le moins longtemps possible. La balle est désormais dans le camp des services de l’État», tonne la mairie. Et Xavier Paris d’ajouter pour conclure : «Nous espérons un avis d’expulsion dès ce mardi. Ces personnes ont toujours 15 jours de tranquillité le temps que le préfet prenne sa décision, et elles font toujours appel face au tribunal administratif parce qu’elles connaissent parfaitement la loi et ses délais. C’est insupportable.»
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
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