Guadeloupe.Violences des jeunes : De braqueur à chanteur

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1/ Les débuts : l’ombre des “Grands Frères”

« Je suis de Baie-Mahault, je suis un chanteur. La violence est entrée dans ma vie à l’âge de 15 ans. »
Influencé par son entourage, il reproduit ce qu’il voit autour de lui.

  • « J’ai été influencé par des amis, par des grands de ma commune. Je voulais être comme eux, donc je faisais comme eux. »

Les premiers actes sont presque banals : des petits vols à l’arraché. Puis l’engrenage.

  • « Ensuite, quand j’ai grandi, j’ai continué à braquer. J’ai fait un vol à main armée, dans une bijouterie du centre commercial de Bima. »

À 20 ans, il est incarcéré et reste 6 ans en prison.

2/ Perdus trop tôt

Pour lui, les jeunes sombrent souvent par solitude, par manque de repères.

  • « Ils veulent impressionner les filles. Et aussi, les parents, des fois, ils abandonnent. L’enfant est seul, il se cherche, il est perdu. Il n’a pas conscience du bien et du mal. »

3/ Le déclic en détention

C’est en prison, à partir de sa  troisième année de détention, qu’il commence à changer de regard sur sa vie.

  • « Je me suis rendu compte que tout ce que mon père me disait était vrai : dans la galère, il n’y a personne. Pas d’amis. Il n’y avait que ma mère qui venait me voir. Elle est restée 5 ans et demi à venir toutes les semaines. »

Il évoque aussi le poids de la culpabilité et la peur pour ses proches.

  • « Même si moi j’étais dans la rue, mon frère et ma sœur, eux, ils n’y étaient pas. Et je n’aurais pas aimé que ce que je faisais leur arrive. »

4/ Le prix du silence : des amis disparus

Le déclic s’accompagne d’un lourd bilan humain.

  • «Au collège, déjà on était six “embêtants”. Aujourd’hui, il en reste deux. Beaucoup d’amis à moi sont décédés. »

5/ Père, chanteur, messager

Aujourd’hui, il est père. Et surtout, il est sorti de la rue.

  • « Maintenant, je vis mieux. Je suis un artiste. J’ai des gens qui me supportent, j’ai des fans. Je me suis réinséré. Je sers même de médiation pour les plus jeunes, pour leur expliquer les conséquences de leurs actes. »

À travers ses chansons, il raconte son passé – pour mieux convaincre d’éviter le même chemin.

  • « Je chante pour raconter ce que j’ai vécu. Mes peines, mes tristesses, mes joies aussi. Mais je suis clair : écoute ce que je dis, ne fais pas comme moi. »

 6/ Le message à retenir

  • « Le mal ne rapporte rien. Tout ce que tu transmets à l’univers, tu le reçois aussi. Le message que je veux faire passer aux jeunes, c’est vraiment d’arrêter. D’arrêter la violence, de se calmer. Tout le monde peut changer. Même si on sort de la rue, tout le monde peut évoluer. Et puis voilà. »

7/ Aujourd’hui, il chante pour construire ce qu’il a longtemps détruit.

Sur Instagram, où il partage son quotidien d’artiste avec ses plus de 6300 followers.  Dans l’un de ses titres phares, il résume son nouveau combat en une phrase simple, mais puissante :

  • « Je sème l’amour pour récolter la paix. 

Une philosophie qu’il porte haut car en juin dernier, il a décroché la 2ᵉ place au concours Peace and Live, un événement consacré à la promotion de la paix à travers la musique.

Extrait d’une de ses chansons :

“ Un souffle de paix pour apaiser la misère

Trop de haine, trop de sang, trop de tristesse

La planète crie à l’aide

Trop de méchanceté gratuite

C’est tragique, 

Depuis, je sème l’amour pour récolter la paix

Trop de division, trop de perte, trop de larme, trop de souffrance

L’espoir fait vivre après le mauvais temps vient le beau temps 

Une mélodie de paix chantée en Live and Peace

Ça vient des Antilles RIP à mes frères 

Et partis en zonpri ”

 Propos recueillis  par V.R. 

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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