, Une plainte pénale déposée contre Emile-Roger Lombertie, maire de Limoges, et deux de ses adjoints

Une plainte pénale déposée contre Emile-Roger Lombertie, maire de Limoges, et deux de ses adjoints

, Une plainte pénale déposée contre Emile-Roger Lombertie, maire de Limoges, et deux de ses adjoints

Une avocate informe qu’une plainte pénale a été déposée à l’encontre d’Emile-Roger Lombertie, maire de Limoges et deux de ses adjoints. On leur reprocherait des faits présumés « de harcèlement moral et une autre infraction pouvant être qualifiée d’agression et harcèlement sexuel ». L’annonce suscite un émoi important ce samedi 17 février.

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La rédaction de France 3 Limousin a joint le parquet général de Limoges ce samedi 17 février. Bruno Robinet, substitut général de permanence, « confirme l’existence d’une plainte à l’encontre du maire de Limoges et deux de ses adjoints ».

Maître Christelle Mazza, avocate des deux plaignants, explique que cette plainte a été enregistrée officiellement le 16 février 2024 : « Il s’agit d’une plainte pour harcèlement moral et signalement au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, de faits susceptibles de relever d’autres qualifications pénales ».

Le journal Le Monde décrit des faits qui auraient été rapportés par une ex-collaboratrice du maire : « une scène d’agression sexuelle présumée qu’elle affirme que le maire lui aurait fait subir. Ce dernier l’aurait plaquée sur le ventre contre son bureau, se collant contre son dos. Elle assure avoir dû « infliger un coup de coude » à l’élu pour se dégager. »

Depuis la parution de l’article du journal Le Monde, l’affaire fait grand bruit, mais personne ne souhaite en parler à visage découvert. Certains élus se disent « très tristes« . D’autres affirment « j’ai honte« . Mais tous s’accordent à dire qu’une telle affaire devait finir par éclater en raison « du comportement parfois très libéré et carabin » du premier édile. En 2015, des élues d’opposition avaient déjà dénoncé des propos sexistes du maire à leur égard.

Émile-Roger Lombertie a 72 ans. Il est à la tête de la mairie de Limoges depuis 2014.

Dans un communiqué, la mairie se contente d’affirmer : « Le Maire de Limoges et ses adjoints ont pris connaissance de l’article du Monde publié ce matin les mettant en cause dans le cadre d’une plainte présumée. Ils souhaitent informer, qu’à cette heure, ils n’ont pas été avisés d’un tel dépôt de plainte à leur encontre. Il n’est donc pas possible d’émettre une quelconque réaction. »

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Pour l’heure, Maître Christelle Mazza indique qu’aucune enquête préliminaire n’aurait été ouverte à sa connaissance : « les plaignants agissent en leur nom et pour signaler ce que leurs équipes ont pu subir. Il est assez surprenant qu’aucun élu n’ait procédé à un quelconque signalement pour mettre fin à ces agissements constatés au quotidien ».

Deux adjoints-au-maire et vice-présidents de la communauté d’agglomération de Limoges, sont, eux aussi, visés par la plainte pour harcèlement moral. Nos sources nous confirment qu’il s’agit de Catherine Mauguien-Sicard et Jean-Marie Lagedamont.

Quant à Guillaume Guérin, président de l’agglomération de Limoges, il affirme avoir toujours tout mis en œuvre pour protéger ses agents.

Le socialiste Thierry Miguel, chef de l’opposition municipale à Limoges, écrit dans un communiqué : « Il faut laisser la justice faire son travail. Il ne s’agit pas de politique, mais d’éthique et d’exemplarité. Si les faits étaient avérés, je demanderais la démission du maire de Limoges et du président de l’agglomération, qui ne pouvait pas ignorer les faits ».

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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