
Plusieurs milliers de caravanes s’apprêtent à s’installer sur l’ancienne base aérienne de Grostenquin. Cette petite commune de Moselle de seulement 650 habitants est contrainte d’accueillir pour la cinquième fois un rassemblement de gens du voyage organisé par l’association évangélique « Vie et Lumière », qui se décrit comme la mission évangélique des Tziganes de France. Quelque 25 000 à 30 000 participants sont attendus sur place du 24 août au 1er septembre. Leur arrivée est déjà redoutée par des élus locaux, qui se souviennent encore des dommages causés.
À chaque édition, des nuisances se produisent, notamment sur les routes. « On a un passage de plus de 10 000 voitures par jour dans nos villages », rappelle le maire de Grostenquin, Patrick Seichepine. Des gens du voyage empiètent également sur des terrains privés agricoles ou sur des zones naturelles classées.
De nombreuses déjections humaines sont constatées aux abords du site : « Environ 25 000 personnes font leurs besoins dans la nature, et parfois devant les portes des habitations, dans des bacs à fleurs ou même devant l’église », selon l’édile. Les participants à l’événement ont pourtant accès à l’eau de Grostenquin, malgré la capacité très limitée du château d’eau, conçu pour contenir 250 m³ et approvisionner les 650 habitants de la commune. « Ils l’utilisent notamment pour laver leurs caravanes », indique l’édile, avant d’ajouter que des déchets sont laissés sur place après le passage des gens du voyage, dont « des bidons de javel » et « d’huile de vidange ».
Vols et agressions
L’insécurité semble aussi gagner du terrain en marge de l’événement. « Il y a des démarchages, des petits larcins de 30-40 euros et beaucoup d’agressions de personnes âgées. Si vous ne leur donnez pas, ils deviennent très agressifs », constate Patrick Seichepine. « La dernière fois, il y avait des dégradations de biens publics et des problématiques liées aux rodéos urbains, notamment la nuit », ajoute le député du Rassemblement national (RN), Fabien Di Filippo, pour qui la nouvelle de cette édition à Grostenquin a été « un véritable coup de massue ».
En 2017, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe avait promis que ce rassemblement serait organisé ailleurs, s’engageant à trouver un terrain pour les accueillir chaque année. Mais en 2023, les gens du voyage étaient de retour sur l’ancienne base aérienne, où 300 gendarmes avaient été mobilisés. « C’est une nouvelle trahison de l’État », s’insurge le maire de Grostenquin.
Ce sera donc la cinquième fois que la commune de Grostenquin verra arriver des milliers de gens du voyage, après les éditions de 2006, 2015, 2017 et 2023. Les autres rassemblements s’étaient tenus à Nevoy, dans le Loiret, entre 2018 et 2022. En raison des Jeux olympiques en 2024, le gouvernement avait demandé le report de l’événement, qui avait fini par être annulé. Cette année, l’association évangélique Vie et Lumière est de retour, après avoir organisé un autre rassemblement à Nevoy, dans le Loiret, du 11 au 18 mai dernier.
À l’approche de la venue des gens du voyage, Fabien Di Filippo réclame l’annulation de cette manifestation. Il conserve également l’espoir que les pouvoirs publics agiront : « Je ne me résigne pas à ce que la parole de l’État soit trahie. Je pense que différents ministres, que ce soit Bruno Retailleau ou Sébastien Lecornu, vont essayer de faire le maximum pour qu’elle soit respectée. »
La préfecture de Moselle n’a pas répondu à nos sollicitations, au moment où nous écrivons ces lignes.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source
