
Depuis le 11 juillet 2025, des émeutes anti immigration secouent le sud de l’Espagne, attisées par des raids de haine en ligne et la diffusion massive de slogans racistes par des groupes d’extrême droite. On vous explique ce qu’il se passe.
Tout a commencé en ligne. Des slogans racistes lancés par des groupes extrémistes, appelant à la « chasse » contre les personnes d’origine étrangère, après l’agression d’un retraité dans le sud de l’Espagne, raconte El País.
Puis, dans la nuit du 11 juillet, de premières émeutes ont éclaté en marge d’une manifestation à Torre Pacheto, commune de 40 000 habitants. Depuis lors, toute une partie du pays s’embrase, et le gouvernement peine à contrôler cette montée de la haine raciale, attisée par le parti d’opposition Vox selon des élus de gauche et des spécialistes de la désinformation.
Acte 1 : l’agression d’un retraité
La photo d’un retraité agressé dans la rue de Torre Pacheco lors d’une promenade matutinale a mis le feu aux poudres. Il a été victime, selon ses propres mots, d’un homme qui « parlait sa langue », cite La Opinion del Murcia.
Il n’en fallait pas plus pour que les réseaux sociaux s’emparent du sujet et en fassent un complot : les personnes de nationalités étrangères s’en prennent aux retraités Espagnols.
Acte 2 : montée de la haine en ligne
L’agression d’un retraité, et les souvenirs de plusieurs autres, a servi de prétexte à un racisme décomplexé en ligne. « Fini l’impunité. Fini l’abandon. Quartier par quartier, nous reprenons le contrôle », écrit un jeune en réagissant à l’image d’une personne âgée blessée, « je descends à Torre Pacheco demain ».
Pourtant, l’agression du retraité la plus médiatisée n’est pas imputable à des personnes d’origine étrangère, quand bien même cela voudrait dire que toute la communauté est responsable d’un acte isolé. Une enquête est ouverte et rien n’est confirmé. La victime n’appelle pas à la vengeance, ni à toute forme de stigmatisation. Lui-même le dit, relate La Opinion de Murcia : « Je ne veux pas de violence. »
Acte 3 : émeutes racistes
« Si les ultras vous attrapent seul, ils vous tabassent », raconte un témoin à nos confrères d’El País. Les émeutes anti-immigration ont éclaté le 11 juillet, et se sont poursuivies plusieurs soirs de suite. Des groupes masqués, parfois armés de bâtons ou de machettes, ont arpenté la ville de Torre Pacheto pour déverser leur haine en prétendant « nettoyer l’Espagne ».
La Garde civile lutte contre ces émeutiers tous les soirs. Le gouvernement parle de « troubles isolés mais maîtrisés ». Les agresseurs visent essentiellement des quartiers où la communauté marocaine de la ville habite, ou bien certains commerces tels que des kebabs.
Acte 4 : récupération politique
Plusieurs élus du parti d’extrême droite Vox ont partagé des messages relayant de fausses informations sur l’agression du retraité, puis sur les émeutes. Les visages des agresseurs présumés ont été partagés. Le premier à diffuser le passage à tabac serait un responsable marketing de Vox, Pablo González Gasca. Ont suivi des groupes néonazis, liés à l’extrême droite.
Le secrétaire général du Parti socialiste de la région, Francisco Lucas, a annoncé déposer plainte contre José Angel Antelo, le dirigeant régional de Vox, pour « crime de haine présumé ». Il accuse le politicien de surfer sur des amalgames, sinon de les créer à des fins électorales, alors même que le parti vient de présenter son projet de « remmigration », qui propose d’expulser massivement des étrangers.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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