
Son nom était sur toutes les lèvres. Entre deux gorgées de café matinal dans les salons du Palais du Pharo, avec la superbe vue sur la Méditerranée, Joël Chenal était l’invité de dernière minute du congrès fédéral de la Fédération française de ski (FFS) ce vendredi à Marseille. En se réveillant, la plupart des élus, prévenus déjà pour certains la veille, ont pris connaissance de l’enquête du Monde sur le vice-champion olympique 2006 de géant, devenu entraîneur, accusé de nombreuses violences sexuelles auprès de jeunes athlètes, mineures au moment des faits.
Le président Fabien Saguez a même ouvert son rapport moral sur le lourd sujet afin de lancer les débats de l’assemblée générale annuelle. « Mes premières pensées vont aux victimes, on va tout faire pour les aider » a dit le Chamoniard, devant une assistance gênée.
En fin d’après-midi, à l’issue de la première journée de l’assemblée générale (qui s’achève ce samedi), le président a rappelé qu’il allait saisir dès lundi la commission d’éthique et de déontologie de la FFS « pour continuer à faire la lumière sur ce sujet ».
Les rumeurs bruissaient fortement en 2013
Dans son édition de vendredi, Le Monde a relaté plusieurs témoignages d’agissements graves du Savoyard de la Rosière, 51 ans, qui a multiplié les échanges de messages à caractère sexuel avec de jeunes athlètes. « Jamais je ne suis allé ou j’ai pensé aller chez ces jeunes filles, ni commis le moindre fait déplacé à leur encontre », se défend-il dans Le Monde. Des plaintes ont été déposées à la gendarmerie de Bourg-Saint-Maurice. Une affaire a été classée sans suite et l’autre a abouti à un rappel à loi (sans inscription au casier judiciaire) en octobre 2016.
Pendant ce temps, l’ancien géantiste avait continué à entraîner, notamment à la Fédération en intégrant le staff du groupe technique dames au printemps 2013. Les rumeurs bruissaient fortement alors, au point que Jean-Claude Killy, très sensible à la question des violences sexuelles, Guy Périllat, Jules Melquiond et Léo Lacroix s’étaient émus dans un courrier à l’Association des internationaux du ski français (qu’ils ont quittée) pour souligner le silence fédéral, sous la présidence de Michel Vion (présent à Marseille). « L’erreur a été de s’en tenir à ce qui était ressorti de l’enquête de la gendarmerie. On aurait dû être plus réactifs, plus percutants, explique au Monde l’actuel secrétaire général de la Fédération international de ski (FIS). La faute est collective même si je l’assume tout à fait personnellement. » « On dit que tout le monde savait mais nous n’avions eu aucun signalement à l’époque », a rappelé sobrement à Marseille Fabien Saguez, alors DTN et président depuis 2022.
Joël Chenal restera toutefois dans l’encadrement des Bleues jusqu’en 2017 avant de retourner dans la structure privée Orsatus, basée à Brides-les-Bains, jusqu’en 2020. Devenu père de famille, affirmant avoir suivi une thérapie, il avait ensuite monté sa propre structure Silver Ski Team, uniquement avec des jeunes filles, basée à La Rosière. Une structure qui venait de débuter la saison sur le glacier du Pisaillas à Val d’Isère.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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