Un élu français avait prévu de rencontrer des parlementaires américains et membres de la société civile du 11 au 20 juin. Il a essuyé trois refus lors de ses demandes d’entrée aux Etats-Unis et a une explication très claire.
Le député français du groupe écologiste et social Pouria Amirshahi interdit d’entrée aux Etats-Unis depuis le mercredi 17 juin. En effet, il ne pourra pas se rendre sur le sol américain pour y rencontrer ses homologues, membres de la société civile et intellectuels, comme cela était prévu. Né en Iran, il est le co-initiateur de « La Digue », un projet d’ »internationale » pour lutter contrer l’extrême droite et « l’expansion du néo-fascisme dans de nombreuses démocraties libérales ». Si lui dénonce une « décision politique », son groupe à l’Assemblée nationale déplore « un acte hostile », du jamais vu « en plus de 240 années de relations entre entre la France et les Etats-Unis ».
Pouria Amirshahi a d’abord formulé une demande d’ESTA – une autorisation de voyage classique aux Etats-Unis – qui lui a été refusée. Cette autorisation est délivrée en ligne à un civil qui souhaite se rendre outre-Atlantique pour une durée limitée, elle est valable deux ans. Pourtant, il s’est déjà rendu aux Etats-Unis « trois fois », en 2000, 2011 et 2013. Face à ce premier refus, il décide de déposer une demande de visa auprès de l’ambassade américaine dans laquelle il fait part de l’objet de son déplacement, c’est un deuxième refus.
C’est alors que les Etats-Unis réclament une « note verbale signée par le cabinet du ministre », indique l’AFP. Un document que le parlementaire s’est procuré. Le cabinet du chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, appelait même le 4 juin dernier à une « bienveillante attention », concernant sa requête. « Protocolairement, cela a plus de poids qu’une simple lettre de recommandation » précise l’élu. Pouria Amirshahi ne verra jamais Washington, Boston, ni New York, comme il l’espérait du 11 au 20 juin. Un troisième refus du département d’Etat intervient le 10 juin, sans la moindre explication.
« Ils veulent empêcher nos missions »
« Cette décision politique n’a rien d’anodine, dans un contexte d’embrasement du monde, de bascule des démocraties dans l’illibéralisme, de montée du néofascisme identitaire. Elle vient d’un pouvoir dont le chef se vit comme un monarque, bafoue les règles et insulte ses alliés », peste « La Digue » par communiqué. Selon le principal intéressé – et impacté – le chef de l’Etat Emmanuel Macron serait même au courant de cet affront et dans la boucle pour tenter de trouver une issue favorable.
Pouria Amirshahi précise s’être rendu en Iran pour la dernière fois en 2016. Et selon lui, ses origines pourraient faire partie des explications à ces refus. « Ils savent que je suis un anti-intégriste notoire. J’ai quitté l’Iran en 1976 à l’époque du chah, j’ai été interdit de séjour », explique-t-il. Mais dans les faits, une deuxième option tiendrait la corde.
« Ils veulent empêcher nos missions de coordination bilatérale, et empêcher la contre-offensive progressiste qui commence chez eux aussi. Alors qu’avec The Heritage Foundation (un think thank conservateur américain, proche du trumpisme, ndlr), ils s’autorisent à venir chez nous semer la gangrène », assure-t-il. « Alertée, la diplomatie française – le président de la République au premier chef – tente de faire changer la décision », assure-t-elle.
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