
Jean-Luc Mélenchon a demandé dimanche 15 juin des excuses au Parti socialiste après que le député Jérôme Guedj l’a traité, la veille, de « salopard antisémite ». « Je mets au défi Jérôme Guedj et quiconque de ceux qui l’ont applaudi [au congrès du PS à Nancy] de trouver dans mes écrits ou discours une seule fois au cours des quarante dernières années les expressions qu’il m’attribue », a écrit le tribun insoumis sur X. « Le PS s’excuse ou assume ? » Un peu plus tôt, le coordinateur national de La France insoumise Manuel Bompard avait aussi exigé « des excuses publiques sur ces propos inacceptables ».
Samedi, M. Guedj, député socialiste de l’Essonne, avait prononcé ces mots à la tribune du congrès du PS, en parlant de M. Mélenchon : « J’ai une meurtrissure terrible à dire devant ce congrès que, pour la première fois de ma vie, j’ai dû dire de l’homme que j’ai aimé profondément qu’il est devenu un salopard antisémite, avec des propos qui sont pour nous absolument insupportables. »
Grand partisan de l’alliance de gauche au sein de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes) après la présidentielle de 2022 et ancien proche de M. Mélenchon, M. Guedj a rompu avec La France insoumise après le 7 octobre 2023, quand LFI s’était abstenue de qualifier de « terroriste » l’attaque du mouvement palestinien Hamas contre Israël.
« Les termes sont très forts »
M. Mélenchon a tenu, depuis, des propos très durs et ambigus envers M. Guedj, le qualifiant notamment de « lâche de cette variété humaine que l’on connaît tous, les délateurs ». « L’intéressant est de le voir s’agiter autour du piquet où le retient la laisse de ses adhésions », a-t-il également déclaré.
Les élus de La France insoumise ont très mal pris samedi la déclaration de M. Guedj. « Je me languis de le croiser à l’Assemblée… », a notamment écrit sur X le député des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, proche du tribun « insoumis ».
« La violence qui a été engagée par Jean-Luc Mélenchon, aujourd’hui, entraîne d’autres violences. Les termes sont très forts. L’exacerbation des relations entre les Français, entre les partis politiques n’est pas une bonne chose », a estimé à ce sujet la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, dimanche sur LCI.
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