Colmar : 6 mois avec sursis pour l’automobiliste qui avait menacé un élu avec un couteau

, Colmar : 6 mois avec sursis pour l’automobiliste qui avait menacé un élu avec un couteau

Le tribunal correctionnel de Colmar a condamné ce mardi le prévenu de 21 ans à effectuer un stage de citoyenneté et à verser 600 euros de dommages et intérêts à la victime.

Pas de prison ferme pour le prévenu. Un automobiliste ayant menacé avec un couteau un élu de Colmar (Haut-Rhin) qui circulait à vélo a été condamné mardi à six mois de prison avec sursis. Conformément aux réquisitions, le tribunal correctionnel de Colmar l’a également condamné à effectuer un stage de citoyenneté et à verser 600 euros de dommages et intérêts à la victime.

Début mai, l’élu local Alain Ramdani qui circulait à vélo dans Colmar, a reproché à l’automobiliste, au volant d’une berline noire, de rouler trop vite. L’échange a ensuite dégénéré. «Il m’a empoigné et tiré par le col dans le véhicule», avait témoigné à l’AFP l’élu, chargé de l’habitat et de la politique de la ville dans la collectivité dirigée par Éric Straumann (Les Républicains).

«Je vais te tuer»

«Après avoir hurlé ’je vais te tuer’, il a sorti un couteau Opinel (…). La lame n’était que partiellement dépliée lorsqu’elle s’est bloquée et qu’il me l’a placée sous la gorge après m’avoir de nouveau tiré par le col», a poursuivi le sexagénaire, indemne physiquement. L’automobiliste avait ensuite pris la fuite, après avoir fait tomber Alain Ramdani en ouvrant sa portière.

Cette agression, «au fort retentissement psychologique» pour le sexagénaire, n’avait cependant pas de lien avec sa fonction d’élu, ce que le prévenu, un habitant d’une commune située au nord de Colmar, âgé de 21 ans et sans antécédent judiciaire, a confirmé à l’audience mardi.

«Je venais de subir un échec professionnel , ce n’était pas ma journée. Je ne pense pas avoir roulé trop vite dans cette rue étroite à sens unique, mais lorsque le cycliste a estimé le contraire et m’a fait de grands gestes, je me suis d’autant plus énervé», a expliqué l’automobiliste, qui a présenté ses excuses à l’adjoint au maire.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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