Hubert Falco, ex-maire de Toulon, condamné pour avoir traité un journaliste de « Mediapart » de « chien galeux » et de « connard

Hubert Falco à Paris, le 7 mars 2022. Hubert Falco à Paris, le 7 mars 2022.

L’ex-maire de Toulon, Hubert Falco, démis de ses fonctions par la justice, a été condamné vendredi 23 mai à une amende de 1 000 euros pour avoir insulté et traité de « chien galeux » un journaliste collaborant pour Mediapart. Le tribunal correctionnel de Toulon l’a également condamné à verser 1 000 euros de dommages et intérêts au journaliste Simon Fontvieille, et 500 euros au Syndicat national des journalistes (SNJ), qui s’était constitué partie civile.

« C’est une victoire pour la liberté de la presse, montrant que tout journaliste, quel qu’il soit, doit pouvoir exercer son travail de façon libre et sereine au service des citoyens et de l’intérêt général », a réagi le journaliste. L’avocat de l’ex-élu n’était lui pas joignable dans l’immédiat.

Le procès s’était tenu le 16 mai en l’absence de l’ex-baron de la politique varoise. Simon Fontvieille, 34 ans, avait expliqué à la barre les tentatives d’« intimidation » répétées de la part de M. Falco, à qui il a consacré plusieurs enquêtes.

« Ça te gêne que je sois là ? »

Les faits jugés concernaient un épisode en marge d’une cérémonie publique célébrant les 79 ans de la libération de Toulon, en août 2023. Hubert Falco, qui n’a alors plus de mandat, est présent et le journaliste le prend en photo, comme d’autres personnalités. L’ex-élu, aujourd’hui âgé de 78 ans, lui lance alors : « Ça te gêne que je sois là ? », le traitant d’« espèce de chien », « chien galeux ».

« Enfin M. Falco, “chien galeux”, pourquoi vous êtes aussi grossier ? », lui répond le journaliste. Hubert Falco le traite alors de « connard », ajoutant : « Oui, je te le dis ! Ecris-le à Mediapart que je t’ai dit que tu étais un connard. »

Le 28 mai, une autre échéance judiciaire cruciale attend Hubert Falco : la décision de la Cour de cassation sur sa peine de cinq ans d’inéligibilité immédiate prononcée en 2024 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence dans un dossier de détournements de fonds publics, qu’il conteste. Une décision dont dépend son avenir politique, à moins d’un an des municipales.

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Le Monde avec AFP

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