Municipales 2026 : LFI se prépare à affronter le maire socialiste de Villeurbanne

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Le maire PS sortant de Villeurbanne Cédric Van Styvendael dans la métropole de Lyon va-t-il être soutenu par LFI au premier tour des élections municipales 2026 ? Pour l’instant, l’édile, pas encore officiellement candidat, fait l’objet de critiques du parti d’extrême gauche, même si des élus la France insoumise sont membres de la majorité.
En réalité, LFI prépare les esprits à la présentation d’une liste autonome au 1er tour pour surfer sur les bons scores de Jean-Luc Mélenchon et du mouvement aux derniers scrutins. Manuel Bompard, le coordinateur général du parti, était en meeting mercredi soir à Villeurbanne

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Une grande tournée auprès des habitants

Avant de lancer une liste, LFI veut d’abord battre le terrain dans les quartiers de Villeurbanne pour recueillir idées et doléances des habitants.

« Les militants de LFI sur cette commune ont une démarche intéressante, originale, démocratique de travail avec la population : de quelles sont les réponses programmatiques dont elle a besoin. Une fois que ce travail sera fait, la démonstration sera faite du rapport à la municipalité sortante et ses insuffisances », a expliqué Manuel Bompard sur BFM Lyon mercredi, en défendant l’idée de listes LFI à Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Vénissieux ou Lyon.

« Nous ne sommes pas dans une démarche d’agressivité »

« Aujourd’hui, il y a des membres de LFI qui sont au conseil municipal de Villeurbanne, des discussions, il y en a heureusement tous les jours. Nous ne sommes pas dans une démarche d’agressivité. On essaie de défendre la parole des habitants. Si on a l’impression que la municipalité actuelle ne répond pas suffisamment aux urgences sociales, écologiques et démocratiques, on prendra nos responsabilités » et on pourra « proposer aux habitants que ça se fasse avec des bulletins de vote LFI ». 

À Villeurbanne, « on a désigné deux chefs de file pour entrer en campagne » et « je ne crois pas que Gabriel Amard ait l’intention lui-même d’être candidat aux municipales ». « Beaucoup sont susceptibles de conduire des listes à Lyon comme à Villeurbanne », a prévenu Manuel Bompard. 

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« 90% des délibérations sont votées par la majorité »

Des ambitions électorales de LFI qui ne semblent pas inquiéter la majorité socialiste, en tout cas publiquement.

« On continue à travailler avec les élus de la majorité sur cette fin de mandat. Il reste 9-10 mois encore. On travaille avec les élus LFI sur les dossiers du quotidien. On n’a pas de divergences sur l’urbanisme, la transition écologique, la lutte contre le sans-abrisme. Les votes en conseils municipaux sont clairs : 90% des délibérations sont votées par toute la majorité », expliquait il y a quelques jours à actu Lyon Agnès Thouvenot, 1ʳᵉ adjointe (PS) au maire.

Les scores de LFI de plus en plus puissantes à Villeurbanne

À la présidentielle 2017, Jean-Luc Mélenchon recueillait 26,48% au premier tour puis 37,9% à celle de 2022. Aux législatives qui ont suivi, c’est encore mieux avec 41,3% et l’élection de Gabriel Amard, gendre de Mélenchon. Aux européennes, LFI a doublé le PS et aux législatives partielles, c’est un record : 46,2%, même si le député sortant Amard a été réélu sur un fil face à l’ancien maire PS, Jean-Paul Bret…

En cas de lancement autonome de LFI, les arguments ne manqueront en tout cas pas pour les Insoumis qui pointent des désaccords avec le maire Cédric Van Styvendael sur la vidéosurveillance, l’insécurité, la lutte contre le trafic de drogue au Tonkin, le dossier de l’Astroballe, les positions de LFI sur le conflit israélo-palestinien qui fait débat chez les socialistes ou encore la gratuité des cantines.

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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