
Laurent Brosse, le maire (Horizons) de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), fait partie des cent premiers « chefs de file » pour préparer les élections municipales de 2026 dans les villes de plus de 30 000 habitants, désigné fin avril par le bureau politique de la formation politique présidée par Édouard Philippe.
« Ce n’est pas une candidature »
« Il ne s’agit pas d’une annonce de candidature », tempère cependant le premier magistrat de la capitale de la batellerie. « Si c’était le cas, j’aurais communiqué sur le sujet, ce que je me suis abstenu de faire », ajoute Laurent Brosse, qui se dit, par ailleurs, « très content de cette désignation ».
Ces 100 personnalités politiques ne sont, en effet, pas pour autant désignées têtes de liste pour la prochaine échéance électorale, mais elles ont plutôt pour mission de préparer le terrain. « Dans leurs communes respectives, les chefs de file représenteront Horizons et déploieront la stratégie du parti pour préparer les élections municipales », explique le parti politique dans un communiqué. Les candidats aux élections municipales, considérées comme « une priorité absolue pour les douze prochains mois », seront investis par commission nationale d’investiture d’Horizons, présidée par Christelle Morançais.
« Horizons doit clarifier ses positions en matière de lutte contre le harcèlement et de défense des droits des femmes »
Dans un communiqué, Les Jeunes avec Macron du parti politique Renaissance se sont cependant insurgés contre cette nomination, qu’elle considère « inacceptable », rappelant les problèmes judiciaires du maire sortant. Condamné en octobre dernier à une amende de 1 800 € pour rébellion et refus d’obtempérer après un contrôle routier, Laurent Brosse a surtout écopé, quelques jours plus tard, d’une peine de douze mois d’emprisonnement avec sursis, assortie d’une inéligibilité de cinq ans, prononcée par le tribunal de Versailles pour des faits de violences, harcèlement moral, agression sexuelle et séquestration sur son ex-compagne. Il a fait appel et demeure présumé innocent.
« Il avait aussi l’obligation d’effectuer un stage sur les violences conjugales et sexistes », insiste Théo Sardin, le référent départemental des Yvelines des Jeunes avec Macron (Jam78). « En désignant Laurent Brosse comme chef de file, Édouard Philippe et son mouvement ne pouvaient pas ignorer cette situation qui a fait l’objet d’une forte médiatisation ainsi que de signalements internes. Nous appelons Édouard Philippe et Horizons à expliquer leur soutien affiché à un maire condamné pour de tels agissements, et à clarifier les positions de leur mouvement en matière de lutte contre le harcèlement et de défense des droits des femmes », concluent les Jeunes avec Macron Île-de-France.
« C’est de la politique, répond Laurent Brosse, comme ils n’ont rien à dire concernant la gestion de la commune, ils attaquent sur la vie personnelle. »
Le « socle commun » des Yvelines se fissure
Ce profond désaccord marque ainsi une rupture entre Horizons et Renaissance, qui font pourtant tous les deux partie du groupe Ensemble pour la République, avec Agir, Territoires de progrès, le Parti radical et En commun. C’est aussi une fissure dans le « socle commun », coalition inédite entre partis modérés, allant du MoDem jusqu’à Lr, en vue des élections municipales de 2026, expérimentée dans les Yvelines et portée par des figures politiques de premier plan telles Gérard Larcher, le président Lr du Sénat, et Yaël Braun-Pivet, la présidente Renaissance de l’Assemblée nationale.
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