Vaulx-en-Velin : la maire signalée au procureur par son opposant, Hélène Geoffroy réplique en portant plainte

Après avoir participé à la fronde en interne au Conservatoire de Lyon, épisode qui avait clairement marqué la rupture entre les Verts et Nathalie Perrin-Gilbert, Richard Marion avait été suspendu il y a quelques mois par son groupe à la Métropole de Lyon pour ses prises de position jugées trop violentes à l’égard de la vice-présidente PS Hélène Geoffroy.

Conseiller municipal de Vaulx-en-Velin, Richard Marion n’est effectivement pas le plus grand défenseur de sa maire socialiste, loin de là.

Et la sanction imposée par ses pairs en février n’a visiblement pas calmé les ardeurs de l’élu. Puisqu’Hélène Geoffroy vient d’annoncer qu’elle portait plainte contre son opposant.

Cela fait suite au message de Richard Marion publié le 30 avril dernier sur Facebook dans lequel il revenait sur la censure de sa tribune dans le journal municipal. En écho à l’affaire Morad Aggoun, il estimait que des faits auraient pu être couverts ou évités : « Oui, la maire a demandé à une agente municipale victime de violences sexuelles de “ne pas ébruiter les faits’ ; oui, une adjointe a dit à plusieurs agentes municipales de cambrer le postérieur pour avoir un contrat stable. (…) La parole doit enfin être libérée : combien d’autres agentes ont été agressées dans les services municipaux ? combien d’autres femmes ont été condamnées au silence sous l’autorité de la Maire actuelle ? »

« En m’accusant publiquement de « couvrir des violences sexistes et sexuelles », monsieur Richard Marion franchit une ligne rouge. Ses propos aussi graves qu’infondés jettent l’opprobre sur la Ville de Vaulx-en-Velin », a réagit Hélène Geoffroy, regrettant « une stratégie politique de tension et de calomnie ». Et portant donc plainte à son encontre.

De son côté, Richard Marion procédait à un signalement au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. L’écologiste estimait que la municipalité n’avait pas pris la mesure de la dangerosité de son ex-adjoint Morad Aggoun, condamné en décembre dernier à 15 ans de prison pour les agressions sexuelles et viol de trois membres du personnel de la mairie.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

Consultez également la source de cet article : Article source.