« Nous avons été insultés puis attaqués par des black blocs », a dénoncé la porte-parole du Parti socialiste, Chloé Ridel. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a fait état de quatre blessés légers.
Publié le 01/05/2025 16:15 Mis à jour le 02/05/2025 07:54
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Le stand du Parti socialiste a été pris pour cible par des individus vêtus de noir et pour certains encagoulés, jeudi 1er mai, lors du traditionnel défilé du 1er-Mai à Paris, ont dénoncé plusieurs responsables du parti. « Les socialistes tenaient un point fixe festif sur le boulevard de l’Hôpital à Paris. Nous avons été insultés puis attaqués par des black blocs : ils ont arraché nos drapeaux et nos banderoles, ont donné des coups de pied, coups de poing, lancé des pétards, a affirmé sur X la porte-parole du PS, Chloé Ridel. Un camarade a été traîné et lynché au sol, un autre élu a été blessé. »
Aujourd’hui à la manifestation du 1er mai, les socialistes tenaient un point fixe festif sur le boulevard de l’hôpital à Paris. Nous avons été insultés puis attaqués par des black blocks: ils ont arraché nos drapeaux et nos banderoles, ont donné des coups de pied, coups de poing,… https://t.co/RzTyspcdbQ
— Chloé Ridel (@ChloeRidel) May 1, 2025
Sur franceinfo, le patron du PS, Olivier Faure, a annoncé que le parti avait porté plainte et qu’il ne laisserait « rien passer ». « Violences graves et inacceptables. Ces perturbateurs sont les ennemis des travailleurs et de la gauche », a assuré le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, sur X, ajoutant qu’il allait saisir le procureur de la République. « Une personne a été placée en garde à vue après les faits commis aux abords du stand du Parti socialiste (tirs de mortier, dégradations et violences) », a fait savoir le parquet de Paris, jeudi soir.
Selon la préfecture de police, « l’incident » a eu lieu « un peu avant 15 heures, boulevard de l’Hôpital ». Les forces de l’ordre sont intervenues pour « rétablir le calme », après « la prise à partie d’élus aux abords du local d’un parti politique ». Sur X, Bruno Retailleau a précisé que la police a « procédé à des interpellations ». Le ministre de l’Intérieur a apporté son « soutien aux militants agressés », dénonçant « la violence politique que l’extrême gauche essaie d’installer » en France. Il a ensuite fait état sur BFMTV d’une blessure sans gravité à un pied pour le député socialiste Jérôme Guedj et de trois militants socialistes légèrement blessés « par acouphènes » ou « brûlures » en raison de jets de « pétards » sur eux. Sur BFMTV, Jérôme Guedj a ensuite fait état d’un seul militant « blessé » et d’autres « choqués ».
Selon un reporter de franceinfo présent dans le cortège, Jérôme Guedj a été invectivé quand il passait à côté du cortège de la Confédération nationale du travail (CNT, syndicalisme révolutionnaire). « Un premier groupe virulent nous a fait des doigts d’honneur, nous a insultés de ‘traîtres’ en chantant : ‘Tout le monde déteste le PS’ », a-t-il raconté à l’AFP. « Puis ont débarqué 20-30 personnes habillées en noir, comme des blacks blocs, qui sont allées au contact. Elles ont frappé des gens et ont mené une charge en jetant plusieurs bombes agricoles », a-t-il poursuivi. « Ces gens-là se tournaient beaucoup vers moi pour m’insulter », a-t-il ajouté. « Les crétins décérébrés, pseudo-antifas et cagoulés de noir, sont arrivés. Injures, crachats, et enfin coups de poing et mortier », a-t-il résumé sur X.
Jérôme Guedj a affirmé à l’AFP n’avoir pas entendu d’insultes antisémites à son encontre lors des agressions, au contraire d’autres responsables socialistes. « Des militants qui se prétendent de la gauche, de l’extrême gauche (….) se sont mis d’abord à nous insulter de ‘sales sionistes’, de ‘génocidaires’, de ‘traîtres’, ce sont des mots qui ont été prononcés. Ils ont insulté tous les socialistes », a raconté sur BFMTV l’eurodéputée Emma Rafowicz, régulièrement victime d’injures antisémites.
« Jérôme Guedj lui-même a de nouveau été la cible d’insultes antisémites », a assuré la patronne de la fédération socialiste de Paris, Lamia El Aaraje. Sur BFMTV, le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, candidat à la tête du parti, a affirmé que Jérôme Guedj s’était fait « agresser parce qu’il est socialiste et parce qu’il est juif ».
Interrogée sur RTL sur la piste d’un « antisémitisme d’extrême gauche », la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, a, elle, refusé de répondre à la question, se disant « embêtée ». Tout en apportant son « soutien » à Jérôme Guedj, elle a suggéré que le député socialiste n’aurait pas fait « attention » en se rendant à la manifestation entouré de nombreux journalistes. « Tes propos renforcent ce climat nauséabond », lui a rétorqué le sénateur PS Patrick Kanner, sur X, réclamant des regrets ou des excuses, à l’unisson d’autres élus socialistes.
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