Un élu a été agressé samedi à Gauriaguet (Gironde) alors qu’il tentait de mettre fin à un rodéo urbain.
Le groupe d’une quinzaine de jeunes, âgés de 15 à 17 ans, n’a pas encore été identifié.
Une équipe du JT de TF1 a recueilli le témoignage d’Anthony Rolland.
C’est la première fois qu’Anthony Rolland, conseiller municipal et adjoint au maire de Gauriaguet (Gironde), revient sur les lieux de son agression du samedi 3 mai au soir. Il les montre à la caméra du TF1, dans le reportage du JT de 13H visible en tête de cet article, et raconte : « J’ai reçu un coup par derrière, au niveau de la face. C’est ce qui m’a mis à terre, puis après ils se sont acharnés sur moi. C’est ce qui m’a cassé l’arcade, le nez et la pommette. » Ce n’était pas la première fois, loin de là, que cet élu tentait de mettre fin, par le dialogue, à un rodéo urbain dans son village de 1.500 habitants… Il en sort, cette fois, avec dix jours d’incapacité totale de travail (ITT) et plusieurs séquelles physiques, dont un impressionnant œil au beurre noir.

« Quand je suis arrivé, je me suis bien rendu compte que ce n’étaient carrément pas nos gamins, les enfants de la commune quoi. C’étaient des enfants d’ailleurs et qui venaient là. Je pense que je les ai clairement gênés sur leur point de deal. Parce qu’on le sait, que ça deale. On sait qu’ils sont un peu chez eux ici », poursuit Anthony Rolland, en évoquant un groupe d’une quinzaine de jeunes, âgés de 15 à 17 ans, circulant à moto. L’enquête, actuellement menée par les Brigades territoriales autonomes (BTA) de Saint-André-de-Cubzac et la brigade de recherches de Blaye, n’a pas encore permis de les identifier.
L’impuissance du maire et des habitants
Alain-Guillaume Montangon, le maire (SE) de Gauriaguet, ne cache pas son impuissance : « Je n’ai pas les moyens de mettre quoi que ce soit en place. La seule chose qu’on puisse faire, c’est venir discuter avec ces jeunes, comme le faisait régulièrement mon adjoint. La police n’a aucun moyen non plus. Ils n’ont pas le droit de les poursuivre. Les jeunes savent qu’ils ne risquent rien. »
Laurent Vincent, le viticulteur propriétaire du terrain où a eu lieu l’agression, soupire au micro de TF1 : « Pour moi encore, ça va, je suis à 800 mètres, mais tous mes voisins à côté me disent que les week-ends, c’est bruyant. Surtout qu’on parle de motos cross. » Wilfried, l’un des voisins susmentionnés, confirme qu’il assiste chaque semaine à des scène très dangereuses juste devant sa maison : « Ça peut être des scooters, des motos cross, des quads… Il y en a deux ou trois qui viennent régulièrement, mais ça peut monter jusqu’à une dizaine de deux-roues. Ça fait du monde pour un petit village (rires). » Malgré tout, Anthony Rolland, qui ne sait toujours pas s’il devra subir une opération sur le visage, ne compte pas abandonner sa lutte contre les rodéos urbains.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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