
Comment faire ensemble », contre les narcotrafics ? C’est le thème du débat lancé mercredi par la coopérative des élus communistes, républicains et citoyens et le PCF 13 au centre d’animation et de loisirs des Martégales, à Marseille. Un échange animé par Françoise Verna, rédactrice en cheffe adjointe de La Marseillaise avec la présence de Jérémy Bacchi, sénateur (PCF), Mbaé Soly, médiateur socioculturel, Sophie Celton, 1ère adjointe de Septèmes-les-Vallons ainsi que Laurent Belsola, maire (PCF) de Port-de-Bouc.
Que cela soit les élus ou les familles confrontés au narcotrafic, tous, se sentent démunis. « Je demande au gouvernement de nous aider, car on lutte seul, on n’a pas de moyens », déplore Ouassila Benhmadi, mère de victime et présidente de l’association Conscience. Un accompagnement qui est demandé aussi par les élus de proximité : « On est face à des déchirements, on doit être nous aussi mieux accompagnés par les services de l’État », demande Sophie Celton.
« Cela devient compliqué d’être un maire, seul, face à des trafics surarmés. On est face à une armada économique », fustige Laurent Belsola, le maire de Port-de-Bouc.
Et à Sophie Celton de rappeler la nécessité de la présence de l’État et dans les quartiers populaires, « les services publics doivent jouer un rôle important, il n’y a presque plus de mobilité dans les quartiers populaires », remarque-t-elle. Cette absence ou ces carences des services de l’état sont concomitantes d’un chômage endémique dans ces mêmes quartiers aux mains des trafiquants. « La misère est le terreau du narcotrafic », pose le sénateur Jérémy Bacchi.
Mbaé Soly mène un travail social et culturel dans les quartiers de Marseille et observe une violence qui s’est accentuée. Et « derrière il y a des drames humains, des familles précarisées et marginalisées », souligne-t-il. Laissant souvent parents ou familles désœuvrés.
Même si les centres sociaux luttent aussi au quotidien, comme c’est le cas de l’Agora de la Busserine. « J’ai dénoncé mon fils, j’ai lutté, seule, pendant trois ans et je me suis pris une balle », témoigne la présidente du centre social et mère d’un enfant qui était tombé dans les réseaux comme elle l’explique. Et elle a eu le sentiment de ne pas avoir reçu d’aide des forces de l’ordre… Un débat qui montre l’importance des échanges entre citoyens et élus.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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