Le préfet du Puy-de-Dôme va bientôt pouvoir s’attaquer aux guetteurs pour lutter contre le trafic de stupéfiants

Le préfet du Puy-de-Dôme annonce ce mercredi 23 avril qu’il aura plus de pouvoir dans les prochaines semaines pour lutter contre le narcotrafic. À Clermont-Ferrand, les actes de violence s’accumulent et les habitants de certains quartiers se retrouvent sans tram le soir.

Les élus contre-attaquent. Ces dernières semaines et même ces derniers jours, les actes de violences s’accumulent, à l’image de la mort d’un jeune homme de 19 ans dimanche 20 avril au soir, en plein centre ville de Clermont-Ferrand. Le trafic de drogue est au cœur du problème mais les élus ne baissent pas les armes.

Face au narcotrafic, une proposition de loi transpartisane doit être adoptée par les deux assemblées mardi 29 et mercredi 30 avril pour combattre plus efficacement le narcotrafic.

« Ce sont des pouvoirs puissants que nous n’avions pas »

Lors d’un point presse ce mardi 23 avril 2025, le préfet du Puy-de-Dôme Joël Mathurin en a profité pour aborder ce texte qui doit notamment lui permettre d’avoir plus de moyens concernant les guetteurs. Ce sont ces jeunes qui ont pour rôle de prévenir quand les forces de l’ordre arrivent dans une zone de deal. « Par exemple, je pourrais dire à telle personne interpellée ; vous êtes en situation de guetteur et donc de complice du trafic. Vous n’avez pas de drogue sur vous mais vous êtes complice. Je vous interdis d’apparaître sur l’avenue de Charras, en ajoutant, et s’il récidive, il y aura une action judiciaire, voire une décision pénale. » Le préfet qui précise, « ce sont des pouvoirs puissants que nous n’avions pas. »

De son côté, le maire de Clermont-Ferrand veut plus de présence dans le centre-ville. Olivier Bianchi a écrit ce mardi 22 avril au ministre de l’Intérieur pour lui demander « un effort supplémentaire » pour sa ville, c’est-à-dire plus de policiers municipaux et plus d’enquêteurs.

L’incompréhension dans le quartier des Vergnes

Pendant les vacances scolaires, sur la Ligne A du tramway à Clermont, il n’y a pas d’arrêts aux stations Les Vergnes, Stade Montpied et La Plaine après 21 heures. Ça fait suite à des insultes, des intimidations et des personnes stationnées sur les voies ces derniers jours. La T2C évoque « un climat tendu » pour motiver cette décision. Une situation qui complique les choses pour les habitants du quartier des Vergnes.

Désormais le soir, il faut marcher 1,5 kilomètre, soit une vingtaine de minutes pour rejoindre le quartier des Vergnes depuis le dernier arrêt desservi : Champratel. Ça crée des nœuds au cerveau pour cette mère de famille. « On se sentait en sécurité dans le tram pour arriver jusqu’à devant la maison. Maintenant les enfants ne peuvent pas sortir car ils doivent venir à pied depuis l’arrêt de Champratel jusqu’au Vergnes, sachant qu’il y a l’obscurité et des jeunes qui peuvent les agressés. » Un autre habitant qui travaille tard le soir se demande comment il va faire pour rentrer. Le service doit reprendre normalement après les vacances, le 5 mai.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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